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Centre de santé – Cystite interstitielle
Traitement |
Médicaments oraux
Au Canada, un seul médicament est spécifiquement approuvé pour le traitement de la cystite interstitielle (CI). Il s’agit du polysulfate de pentosan sodique (nom commercial Elmiron®). Également appelé pentosan, ce médicament ressemble beaucoup à la couche de glycosaminoglycan (GAG) qui tapisse la surface interne de la vessie. Le pentosan se lie aux cellules épithéliales et aide à prévenir l’irritation de la paroi vésicale.
Selon les études, entre 28 et 63 pour cent des patients ont une réponse favorable à ce médicament, et les symptômes sont soulagés à long terme chez 6 à 18 pour cent d’entre eux. Le médicament met habituellement trois ou quatre semaines à agir. Le pentosan a très peu d’effets secondaires, mais peut causer diarrhées, maux de tête et nausées, ainsi qu’une chute de cheveux qui se corrige lorsqu’on cesse de prendre le médicament. Les femmes enceintes devraient éviter le pentosan parce qu’il risque de causer hémorragies et fausses couches.
Les autres médicaments oraux utilisés pour le traitement de la CI comprennent les suivants :
Antihistaminiques
Les antihistaminiques servent à limiter la quantité d’histamine produite dans la paroi vésicale, de sorte que les symptômes s’atténuent chez certaines personnes. Il existe plusieurs antihistaminiques en vente libre, ou votre médecin pourrait vous en prescrire un.
Les antihistaminiques ont peu d’effets secondaires mais il y a un risque de somnolence. Les antihistaminiques les plus récents, tel le Reactine, sont moins susceptibles de causer la somnolence.
Antidépresseurs tricycliques
Les antidépresseurs tricycliques agissent en limitant les signaux douloureux que les nerfs endommagés envoient au cerveau. Il s’agit d’une vieille classe d’antidépresseurs, et on leur attribue davantage d’effets secondaires qu’aux antidépresseurs plus récents comme le Prozac. Il semble cependant que ces médicaments soient plus efficaces chez les femmes souffrant de douleur chronique. Si votre médecin vous prescrit un antidépresseur, ne croyez pas qu’il pense que votre problème se trouve « dans votre tête ». On a recours à ces médicaments parce qu’ils agissent sur la transmission des signaux par les nerfs.
Si vous prenez un antidépresseur tricyclique, vous risquez de vous sentir léthargique ou somnolente. À l’instar de quelques autres médicaments mentionnés sur cette page, les antidépresseurs tricycliques peuvent causer la constipation. De nombreux effets secondaires disparaissent ou diminuent en intensité après quelques semaines d’usage. Il n’empêche que les effets secondaires demeurent le principal motif d’abandon du traitement chez les personnes recevant ces médicaments.
Antispasmodiques
Les lésions nerveuses et l’irritation peuvent causer des spasmes douloureux des muscles de la vessie, contribuant ainsi à l’urgence et à la fréquence urinaires. Il existe des médicaments appelés antispasmodiques qui parviennent à détendre la vessie et à réduire ces symptômes chez certaines personnes. L’oxybutynine (Ditropan®) et la toltérodine (Detrol®) appartiennent à la classe des antispasmodiques, entre autres.
Les effets secondaires comprennent des crampes abdominales, des flatulences et la constipation, particulièrement durant la période d’adaptation initiale. Ces médicaments peuvent également causer de la somnolence et la sécheresse buccale.
Anticonvulsivants
Autrefois utilisés pour le traitement de l’épilepsie, les médicaments anticonvulsivants sont aujourd’hui mis à contribution contre une gamme d’affections caractérisées par des douleurs chroniques que l’on a tendance à attribuer à des lésions nerveuses, y compris la douleur pelvienne chronique et la CI. Il est possible que ces médicaments rendent les nerfs moins sensibles à la stimulation, ce qui sert à atténuer à la fois la douleur et les symptômes d’urgence et de fréquence urinaires. Les médicaments de ce groupe comprennent le gabapentine (Neurontin®) et la carbamazépine (Tegretol®).
Les effets secondaires comprennent des étourdissements, la somnolence, des maux de tête et la nausée. Si vous êtes enceinte ou envisagez de le devenir, avisez-en votre médecin parce que certains anticonvulsivants peuvent accroître le risque d’anomalies congénitales.
Analgésiques
Les médecins disposent d’un grand choix d’analgésiques et de sédatifs qu’ils peuvent prescrire pour aider à maîtriser les symptômes d’un épisode de CI. Idéalement, ces médicaments ne seront utilisés que de façon temporaire en attendant de trouver un traitement plus efficace. Signalez à votre médecin les effets secondaires de tout analgésique qu’il vous prescrit.
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