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Centre de santé pelvienne – Prolapsus pelvien
Traitement |
La chirurgie
La chirurgie peut éliminer ou au moins alléger les symptômes associés aux prolapsus, tels que l’incontinence, la constipation et la douleur lors des relations sexuelles. Le taux de succès à long terme des chirurgies contre les prolapsus varie selon le type de chirurgie, mais, en moyenne, environ le tiers des patients ont besoin de subir une deuxième opération quelques années plus tard.
La chirurgie contre les prolapsus pelviens a deux objectifs :
- remettre l’organe descendu à sa place naturelle et le tenir ainsi
- renforcer les muscles du plancher pelvien dans la zone affaiblie afin de prévenir des dommages futurs
Dans certains cas, une hystérectomie (ablation de l’utérus) est effectuée en même temps si le genre de prolapsus en question le justifie. Cette pratique est courante, mais elle n’est pas toujours essentielle au succès de la chirurgie. Pour en savoir plus sur cette question, lisez notre Foire aux questions.
Plusieurs techniques chirurgicales différentes sont utilisées pour atteindre les objectifs mentionnés ci-dessus. Souvent, on utilise des sutures ou des agrafes pour ancrer les organes dans des structures pelviennes fixes, telles que les tissus entourant l’os pubien. Les brèches dans les muscles du plancher pelvien sont recousues, et on a parfois recours à plusieurs couches de points de suture pour renforcer les muscles. Dans d’autres cas, le réseau de muscles pelviens est renforcé avec du matériel synthétique tel qu’un ruban à mailles. Des tissus se forment autour du ruban afin de le tenir en place. Avant de recommander une chirurgie, votre médecin doit s’assurer que son diagnostic est juste afin que vous puissiez choisir la chirurgie qui convient.
La laparotomie
La laparotomie est une chirurgie abdominale ouverte. Durant une laparotomie, le chirurgien peut avoir recours à une des techniques décrites ci-dessus afin de renforcer les structures soutenant le vagin et la vessie.
Pour effectuer une laparotomie, on doit habituellement effectuer une incision de plusieurs centimètres de long dans l’aine. La période de convalescence varie entre quatre et six semaines, au minimum.
La chirurgie laparoscopique
Lors d’une intervention laparoscopique, le chirurgien a recours à un outil ressemblant à un petit télescope appelé laparoscope. Le laparoscope est inséré dans l’abdomen à travers une ou quelques incisions d’un demi-centimètre de long effectuées près du nombril ou dans l’aine.
La plupart des femmes peuvent rentrer chez elles dans les 24 heures suivant une chirurgie laparoscopique. Beaucoup d’entre elles reprennent leurs activités normales dans les sept à 14 jours. Si des complications se produisent durant la chirurgie, une incision abdominale peut s’avérer nécessaire pour compléter l’intervention.
La chirurgie vaginale
Lors d’une chirurgie vaginale, une incision est effectuée à l’intérieur du vagin. Cette méthode est particulièrement efficace pour le traitement des cystocèles qui empêchent la vessie de bien fonctionner. Des renforcements synthétiques peuvent également être installés afin de soutenir les muscles du plancher pelvien. Il est également possible d’effectuer une hystérectomie par voie vaginale si vous et votre médecin avez décidé de procéder de cette façon. La durée de la convalescence varie selon les interventions, mais les chirurgies vaginales nécessitent généralement un séjour plus court à l’hôpital et une convalescence moins longue que la chirurgie abdominale.
La chirurgie combinée
Pour les patientes atteintes d’un grave prolapsus, de prolapsus multiples et/ou d’un prolapsus associé à l’incontinence urinaire d’effort, on recommande souvent une chirurgie abdominale (laparoscopie ou laparotomie) et une chirurgie vaginale en combinaison. Si ce genre de chirurgie est indiqué pour votre prolapsus, votre médecin vous décrira l’intervention en détails.
Parlez à votre médecin pour déterminer laquelle de ces interventions conviendrait le mieux à votre état. Toutes les chirurgies comportent des risques, y compris la possibilité d’infection et le risque que d’autres organes soient endommagés. Les dommages aux muscles ou aux organes pelviens pourraient causer de la douleur pelvienne chronique. L’anesthésie comporte également des risques. Toutes ces complications sont peu fréquentes, mais le risque d’infection peut augmenter si un matériel synthétique est utilisé pour soutenir des organes.
Le risque d’infection est également plus élevé lors des chirurgies impliquant l’intestin, telle la réparation d’une rectocèle. Si une chirurgie est indiquée pour réparer une rectocèle, on vous administrera au préalable un lavement afin de nettoyer le côlon et de prévenir l’infection. Des antibiotiques sont généralement administrés avant toute chirurgie abdominale pour aider à prévenir l’infection.
Après la chirurgie
Il est important d’éviter de stresser ou d’endommager davantage les muscles du plancher pelvien à la suite d’une chirurgie. On vous conseillera d’éviter l’activité physique pendant au moins deux semaines. Plusieurs médecins recommandent à leurs patientes d’éviter de soulever des charges de plus de cinq kilos pendant jusqu’à trois mois après la chirurgie. Même après cette période, la prudence est conseillée. Plusieurs médecins ont observé que le port de charges lourdes (déplacer des meubles, par exemple) et d’autres activités exigeant de l’effort peuvent rendre un deuxième traitement nécessaire. Il est également très important d’éviter la constipation à la suite d’une chirurgie car le risque d’échec et de récurrence précoce augmente si on force beaucoup pour aller à la selle. Votre médecin vous proposera sans doute un émollient fécal, une alimentation riche en fibres et, possiblement, un laxatif.
Une fois remise de votre chirurgie, vous voudrez commencer à faire des exercices pour protéger et renforcer vos muscles pelviens. Parlez à votre médecin pour déterminer le moment approprié pour commencer. Votre médecin vous recommandera peut-être un physiothérapeute pour vous aider à apprendre ces exercices. Nous décrivons quelques exercices dans la section sur l’incontinence urinaire.
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