Les faits et les mythes concernant la commotion cérébrale
En août, Demandez à l'expert souhaitait la bienvenue à la Dre Julia Alleyne, spécialiste de la médecine sportive et directrice médicale du programme Sport CARE au Women’s College Hospital de Toronto.
La Dre Alleyne a fait partie du personnel médical de cinq équipes olympiques canadiennes (2002, 2006, 2008 et 2010) et sera médecin chef de l'équipe olympique lors des Jeux de Londres en 2012. La Dre Alleyne a soigné et défendu les intérêts de beaucoup d'athlètes de tous les niveaux, y compris à titre de médecin chef lors des Jeux universitaires mondiaux de 2005 à Innsbruck, en Autriche, et comme conseillère médicale principale de Patinage Canada de 1995 à 2010. Elle est aussi médecin responsable de l'équipe olympique de trampoline du Canada.
La commotion cérébrale est une légère blessure du cerveau causée par un trauma, tel un coup à la tête. Elle peut varier beaucoup en ce qui a trait à l'intensité et aux effets provoqués. Les symptômes comprennent des maux de tête, de la confusion et des problèmes de mémoire, ainsi que la perte de connaissance et des crises épileptiques, mais ces symptômes risquent de ne pas se produire immédiatement. Des reportages récents sur les risques de commotion cérébrale lors de la pratique de sports de contact professionnels ou récréatifs ont soulevé des questions sur les causes et les effets de ces blessures, ainsi que sur les mesures préventives qu'il faudrait prendre.
Voici les réponses de notre experte à vos questions sur les faits et les mythes concernant la commotion cérébrale.
Q : Je vis dans une ville où le port d'un casque de vélo est obligatoire pour les enfants, mais pas pour les adultes. L'aspect peu commode du casque (il est encombrant à porter une fois rendue à ma destination) et la vanité (il me décoiffe) font que c'est tentant de ne pas mettre de casque. Dans quelle mesure est-il dangereux pour les adultes de rouler sans casque ?
R : Les lois se rapportant au port du casque ne s'appliquent pas aux adultes pour les raisons que vous mentionnez. Les adultes se sont battus contre ces lois parce qu'ils ne voulaient pas qu'on dicte leur comportement. En réalité, le risque de commotion cérébrale associé au vélo est élevé. Il est même plus élevé chez les adultes que chez les enfants parce que les adultes prennent plus de risques, respectent peu les règlements de la route et prennent beaucoup de raccourcis. Il est vrai que le port du casque n'est pas obligatoire pour les adultes, mais de nombreuses études ont prouvé que le casque réduisait de façon importante les risques de blessures cérébrales. Ainsi, pour répondre à votre question, le cyclisme est un sport dangereux qui comporte un risque élevé de commotion cérébrale, plus élevé en fait que tous les autres sports récréatifs. Et n'oubliez pas d'acheter la grandeur qui vous convient !
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Q : Mon enfant joue au soccer et je m'inquiète des risques de blessures à la tête. Je crois que les entraîneurs font un bon travail pour détecter des signes de blessure durant les parties et après, mais j'ai appris récemment que les symptômes d'une commotion cérébrale pouvaient n'apparaître que longtemps après la blessure. Est-ce vrai ? Comment puis-je reconnaître une commotion cérébrale chez mon ado ?
R : De nos jours, nous en savons beaucoup plus sur les symptômes d'une commotion cérébrale et le cours du rétablissement. Ainsi, même s'il est vrai que les symptômes évidents comme la perte de connaissance ne sont pas toujours présents, on peut observer certains symptômes si quelqu'un a subi une commotion cérébrale. La première règle consiste à déterminer s'il y a eu un impact : le joueur s'est-il cogné la tête contre le sol, un autre joueur ou un obstacle quelconque ? Si oui, il faut agir immédiatement et le retirer du jeu pour qu'il soit évalué, idéalement par un professionnel de la santé ou une personne ayant reçu une formation en traitement des commotions cérébrales. Les symptômes immédiats sont souvent légers et peuvent comprendre un faible sentiment d'étourdissement, de la fatigue ou un mal de tête. Un joueur qui présente des symptômes ne doit pas retourner au jeu et doit être examiné par un médecin, et il faut aviser sa famille. Dans certains cas moins courants, les symptômes semblent très légers au début mais évoluent au cours des jours suivants; des symptômes prononcés peuvent indiquer la présence d'hémorragies dans le cerveau. Pour cette raison, tout symptôme inhabituel qui se produit dans les 10 jours suivant une commotion cérébrale doit être évalué par un médecin.
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Q : Je sais que les sports de contact comme le hockey et le football comportent des risques de commotion cérébrale, mais qu'en est-il des sports comme le tennis ou le squash où il y a une balle qui bouge rapidement ?
R : N'importe quel sport peut comporter un risque de commotion cérébrale. Pour les jeux comme le tennis et le squash, il peut s'agir d'un mauvais coup de balle à la tête ou d'une chute causant un impact entre la tête du joueur et le sol ou le poteau du filet. Une collision entre deux joueurs pourrait aussi causer un coup à la tête et, ainsi, une commotion cérébrale. Il faut donc comprendre que tous les sports peuvent causer ce genre de blessures et non seulement les sports à risque élevé.
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Q : Avec quelle force faut-il se cogner la tête pour subir une commotion cérébrale ?
R : Une commotion cérébrale peut se produire lors de tout impact ou de toute blessure à la tête. Ce n'est pas nécessairement la force du coup qui compte, mais aussi l'endroit sur le crâne où l'impact a lieu, la capacité de l'athlète à encaisser le coup et la présence d'autres facteurs de risque pour sa santé (comme une commotion cérébrale antérieure) qui déterminent la sévérité de la blessure.
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Q : Quels sont les signes ou symptômes d'une commotion cérébrale ? J'ai des blancs de mémoire et des maux de tête depuis trois semaines. Aurais-je subi une commotion cérébrale ?
R : En premier lieu, il faudrait que vous ayez subi un coup à la tête.
Signes et symptômes possibles d'une commotion cérébrale :
- mal de tête ou sensation de pression à l'intérieur de la tête;
- perte de connaissance temporaire;
- confusion ou « brouillard » cérébral;
- amnésie à l'égard du trauma;
- étourdissement (on voit des étoiles);
- bourdonnement dans les oreilles;
- nausée ou vomissements;
- parole empâtée;
- fatigue.
Certains symptômes apparaissent immédiatement, alors que d'autres ne se produisent que quelques heures ou jours après la blessure :
- problèmes de concentration ou de mémoire;
- irritabilité et changements de personnalité;
- sensibilité à la lumière et au bruit;
- perturbations du sommeil;
- problèmes d'adaptation psychologique et dépression;
- troubles du goût et de l'odorat.
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