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Le diabète

En novembre 2010, Demandez à l’expert souhaite la bienvenue à l’équipe Tridec du Women’s College Hospital à Toronto.

Fondée en 1971, l’équipe multidisciplinaire Tridec compte des infirmières, des diététistes, une travailleuse sociale et une physiothérapeute.

L’équipe Tridec offre aux diabétiques du counseling individuel sur la prise en charge de soi, ainsi que des programmes d’éducation de groupe. Les sujets abordés comprennent l’alimentation saine, l’activité physique, le contrôle de la glycémie et les questions psychosociales.

L’équipe Tridec :

Nicola Donovan, infirmière praticienne spécialisée avancée
Leah Drazek, infirmière praticienne spécialisée avancée
Janis Rusen, diététiste agréée
Joanna Osborne, diététiste agréée
Shelley Sharma-Thakrar, physiothérapeute
Cheryl Harris-Taylor, travailleuse sociale

Voici les réponses à vos questions sur le diabète.


Q : Qu’est-ce que le prédiabète ? Il y a des articles contradictoires à ce sujet.

R : Le terme prédiabète désigne une glycémie (taux de sucre sanguin) supérieure à la normale mais pas assez élevée pour justifier un diagnostic de diabète. Les personnes présentant une hyperglycémie modérée à jeun (HMJ) ou une diminution de la tolérance au glucose sont considérées comme des prédiabétiques.  Une glycémie à jeun (taux de sucre sanguin mesuré le matin avant de manger) allant de 6,1 à 6,9 mmol/L est considérée comme anormale et tombe dans la zone du  prédiabète.  Une glycémie à jeun normale se situe entre 4,0 et 6,0 mmol/L.  On parle d’intolérance au glucose lorsque la glycémie est anormale deux heures après avoir consommé une boisson au glucose de 75 grammes.  Une intolérance au glucose allant de 7,8 à 11,0 mmol/L est considérée comme « prédiabétique ».  Le prédiabète augmente le risque de diabète et de maladies du cœur. Heureusement, il est souvent possible d’améliorer sa glycémie et de prévenir la progression vers le diabète en apportant des modifications à son style de vie et à son alimentation. L’activité physique et le choix d’aliments sains pauvres en matières grasses sont les premières mesures qu’on peut prendre pour améliorer sa santé. Parlez à votre médecin ou autre professionnel de la santé pour savoir ce que vous pouvez faire pour réduire votre risque de diabète en toute sécurité.

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Q : Mon amie est atteinte du diabète de type 2. Je reçois bientôt des amis pour célébrer les Fêtes et je veux être certaine d’inclure au menu des choses qu’elle pourra boire et manger. Quelles sont les restrictions alimentaires pour les personnes ayant le diabète de type 2 ?

R : Merci pour votre question. Une saine alimentation est une stratégie très importante pour la prise en charge du diabète de type 2, alors c’est formidable que vous vouliez en tenir compte lors de votre soirée. La bonne nouvelle est que tous vos invités profiteront des suggestions de menu suivantes.

Pour les personnes souffrant de diabète de type 2, une bonne alimentation est une des manières qui permet de maintenir une glycémie saine. Il s’agit de :

  • limiter les sucres et les aliments sucrés comme les boissons gazeuses, les desserts et les friandises;
  • limiter sa consommation d’aliments riches en matières grasses;
  • manger davantage d’aliments à haute teneur en fibres alimentaires, tels que pains et céréales de grains entiers, lentilles, fèves et pois séchés, riz brun, légumes et fruits.

Comment réconcilier ces stratégies et la bouffe du Temps des Fêtes, dites-vous ? Voici quelques idées :

  1. En premier lieu, sachez qu’aucun type d’aliment n’est proscrit, tant qu’on veille aux portions. Pour une personne souffrant de diabète (et toute autre personne d’ailleurs), il suffit de faire attention à ses portions. Ce n’est pas seulement les types d’aliments qui comptent, mais aussi la quantité qui peut faire une différence en ce qui a trait à la glycémie.
  2. Songez à servir des légumes frais – poivrons colorés, courgettes, tranches de concombre, brocoli et bâtons de carotte – avec une trempette à teneur réduite en matières grasses comme le hoummos ou le yogourt. Il existe aussi des croustilles et des trempettes qui contiennent moins de matières grasses et plus de fibres que les trempettes riches en crème.
  3. Privilégiez les grains entiers. Servez des pains de blé entier; si vous servez un plat à base de riz, choisissez le riz sauvage au lieu du riz blanc.
  4. Servez des triangles de pain pita de blé entier croustillant, des pains plats ou des biscottes Melba au lieu des craquelins riches en sel et en matières grasses.
  5. Au lieu de servir uniquement des tartes et des gâteaux, songez à servir des desserts à base de fruits comme une fondue aux fruits, un cocktail aux fruits ou un parfait au yogourt. Préparez un plat de fruits frais et songez à y inclure quelques choix exotiques comme l’ananas, le kiwi ou la grenade, ainsi que des fruits plus conventionnels comme les fraises, le melon et les raisins. Les mandarines sont facilement accessibles en cette période de l’année. Non seulement cela réduira l’apport calorique et la quantité de gras dans votre repas, mais vos plats seront beaux et hauts en couleur.
  6. Faites de bonnes substitutions lorsque vous faites vos desserts afin de réduire leur teneur en matières grasses. Par exemple, utilisez trois cuillerées à soupe de poudre de cacao non sucré pour remplacer une once de chocolat non sucré dans vos desserts; les biscuits Graham écrasés sont un choix plus sain que les croûtes de tarte traditionnelles; remplacez la moitié de l’huile demandée dans les recettes de desserts par une quantité égale de compote de pommes non sucrée; utilisez du lait ou de la crème sure sans gras ou à teneur réduite en gras au lieu des versions usuelles; remplacez la crème glacée par du yogourt glacé sans gras.
  7. En ce qui concerne l’alcool, la modération est la clé, mais c’est la responsabilité  de vos invités de veiller à cela. En plus des boissons alcoolisées que vous pensez d’ordinaire à servir, songez à inclure un spritzer au vin ou une bière légère comme une option. Songez aussi à offrir un mélange de jus de fruits (les jus d’orange et de canneberge font une bonne combinaison) dilué avec de l’eau pétillante.

Pour d’autres suggestions de recettes, consultez le site Web de Diabète Québec au www.diabete.qc.ca (cliquez sur Recettes dans la Table des matières à gauche).

Le livre Simply Great Food des Diétistes du Canada ou le Complete Canadian Diabetes Cookbook de la Canadian Diabetes Association sont utiles aussi (ces ouvrages n’existent qu’en anglais).

Source : Canadian Diabetes Association http://www.diabetes.ca.

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Q : Quelle est la différence entre l’insuline par injection et la metformine par voie orale en ce qui a trait aux effets à court et à long termes sur le corps ?

R : La metformine est un médicament antidiabétique oral qui peut être utilisé seul ou en association avec d’autres médicaments contre le diabète. C’est le traitement de premier choix pour le diabète de type 2, particulièrement pour les personnes ayant un surplus de poids et celles dont les reins fonctionnent normalement. La metformine réduit la quantité de sucre qui entre dans le sang à partir du foie et augmente la sensibilité à l’insuline. En réduisant la résistance au niveau cellulaire, l’insuline peut faire entrer plus facilement du sucre dans la cellule. Comme la metformine n’augmente pas la concentration d’insuline dans le sang, elle ne cause pas de baisse importante de la glycémie (hypoglycémie) lorsqu’elle est utilisée seule.

L’insuline est indispensable aux personnes atteintes du diabète de type 1, car ces dernières n’ont pas de cellules bêta dans leur pancréas pour produire de l’insuline. Dans le cas du diabète de type 2, certaines personnes doivent prendre de l’insuline parce que le nombre de cellules bêta dans leur pancréas diminue lentement. Les médicaments oraux sont utiles pendant quelque temps contre le diabète de type 2, mais seulement si les cellules bêta continuent de produire de l’insuline. Malheureusement, l’insuline n’est pas disponible sous forme de pilule ou de comprimé; il n’existe donc aucune forme orale de l’insuline.

Il existe plusieurs sortes d’insuline sur le marché et chacune d’entre elles est différente en ce qui concerne l’apparition des effets, le pic des effets et la durée de son action dans le corps. Lorsqu’une personne atteinte du diabète de type 2 reçoit de l’insuline, il s’agit généralement d’une insuline basale. Ce genre d’insuline peut aider à réguler la glycémie au réveil (glycémie à jeun) et à compenser les effets de la sécrétion de sucre excédentaire par le foie durant la nuit. Contrairement à la metformine, toutes les insulines causent l’hypoglycémie parce que l’action de l’insuline consiste à réduire le taux de sucre sanguin. Toute personne sous insuline doit vérifier fréquemment sa glycémie et manger régulièrement pour éviter les hausses ou les baisses trop prononcées de la glycémie.

L’action de la metformine et celle de l’insuline ont été évaluées pour déterminer leur effet sur la régulation de la glycémie et elles se sont toutes deux montrées d’une importance égale pour la prévention des complications à long terme du diabète.

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Q : Si j’ai le diabète, y a-t-il des choses que je peux faire pour éviter que mon enfant en soit atteint à l’âge adulte ?

R : Si vous avez le diabète de type 1 et vous êtes une femme, le risque que votre enfant en soit atteint se situe à trois pour cent environ; pour les hommes, le risque s’élève à six pour cent. Puisque le diabète de type 1 est une maladie autoimmune, il n’y a rien à faire pour éviter que votre enfant en soit atteint. Des études ont toutefois évalué des marqueurs génétiques qui révèlent un risque accru de diabète de type 1. Le dépistage consiste à analyser un échantillon de sang pour déceler la présence d’autoanticorps qui risquent d’apparaître des années avant que le diabète de type 1 se déclare.

Si vous avez le diabète de type 2, il y a des mesures que vous pouvez prendre pour faire participer votre enfant à la prévention du diabète de type 2. Il y de nombreux facteurs de risque associés au diabète de type 2, comme l’appartenance à un groupe à risque (personnes d’origine autochtone, hispanique, asiatique, sud-asiatique ou africaine), des antécédents familiaux (parent, frère ou sœur diabétique), le surplus de poids (surtout autour de la taille) et des affections associées au diabète (schizophrénie, syndrome des ovaires polykystiques, hypertension et taux de cholestérol élevé).

Les modifications qu’on apporte à son style de vie sont importantes parce qu’elles peuvent aider à prévenir ou à retarder l’apparition du diabète de type 2. Une bonne alimentation, le maintien d’un poids santé et l’activité physique sont des mesures préventives importantes.

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Q : Quel est le lien entre le diabète et la neuropathie périphérique ? Comment la neuropathie périphérique est-elle diagnostiquée et quelles sont les options de traitement ?

R : La neuropathie diabétique (lésions nerveuses) est la complication la plus courante du diabète. Au fil du temps, les grandes quantités de sucre qui circulent dans le sang peuvent causer des dommages aux vaisseaux sanguins minuscules qui approvisionnent les nerfs dans certaines parties du corps comme les pieds. Ces dommages affaiblissent les influx nerveux et réduisent les sensations.

La neuropathie périphérique se produit habituellement dans les pieds et le bas des jambes, mais les mains et/ou les bras peuvent être touchés aussi, bien que rarement. Les symptômes précoces de la neuropathie périphérique comprennent une sensation d’engourdissement ou de picotement dans la zone touchée. Les symptômes plus avancés comprennent des sensations de brûlure glacées ou chaudes et des douleurs lancinantes qui risquent de s’aggraver durant la nuit. Toutefois, 50 pour cent des personnes souffrant de neuropathie périphérique diabétique n’ont pas de symptômes.

Les facteurs qui augmentent le risque de neuropathie comprennent la durée du diabète, la présence d’une hyperglycémie chronique, l’embonpoint, le tabagisme et/ou la présence d’un taux élevé de triglycérides (type de lipide présent dans le sang).

Les personnes souffrant de diabète, qu’il soit de type 1 ou 2, devraient être évaluées chaque année pour la présence d’une neuropathie périphérique. Deux outils sont couramment utilisés pour le dépistage de la neuropathie; il s’agit du monofilament Semmes-Weinstein de 10 grammes, qui est placé sur différents points du pied, et le diapason de 128 Hz, qui est placé sur le dessus du gros orteil. Durant l’examen au monofilament Semmes-Weinstein, on demande au patient de se fermer les yeux, puis le technicien place le monofilament à divers endroits sur son pied. Le patient répond oui chaque fois qu’il sent la présence du monofilament. Le technicien compte le nombre de « oui » pour déterminer le score du patient. Un score de sept ou huit sur huit veut dire que le patient ne souffre vraisemblablement pas de neuropathie périphérique.

Pour prévenir ou retarder la progression de la neuropathie périphérique, travaillez avec votre professionnel de la santé pour maintenir une glycémie la plus proche possible de votre cible. Les mesures suivantes sont utiles aussi : évitez de marcher nu-pieds; portez des souliers bien ajustés; inspectez quotidiennement vos pieds pour relever des signes de rougeur, de sécheresse, de callosités, d’ampoules, de fissures, d’orteils incarnés ou de signes d’infection.  Les options de traitement comprennent des médicaments provenant des classes des anticonvulsivants et des antidépresseurs, ainsi que certains médicaments antidouleur. Si vous souffrez de neuropathie périphérique, parlez à votre professionnel de la santé pour déterminer quelles options pourraient vous convenir le mieux.

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Q : Quels effets l’alcool a-t-il sur le diabète ?

R : L’alcool a le potentiel de causer l’hyperglycémie (taux élevé de sucre sanguin) ou l’hypoglycémie (faible taux de sucre sanguin). Si une personne atteinte de diabète consommait une boisson alcoolisée contenant du sucre (un panaché à la vodka, par exemple), sa glycémie augmenterait pendant quelque temps.

Cependant, les diabétiques traités à l’insuline ou aux pilules de glyburide peuvent avoir une faible glycémie pendant jusqu’à 24 heures après la consommation d’alcool.

Lorsqu’une personne consomme de l’alcool, ses enzymes du foie sont occupés à métaboliser celui-ci, alors l’organe n’est pas en mesure de créer du nouveau glucose (processus appelé gluconéogenèse).

Ainsi, lorsque le foie épuise ses réserves de glycogène (glucose stocké), la personne risque d’avoir une faible glycémie.

Voilà pourquoi on recommande une consommation maximale de un verre d’alcool par jour pour les femmes et de deux verres par jour pour les hommes.

Si vous prenez de la metformine pour le traitement de votre diabète, renseignez-vous sur l’interaction avec l’alcool auprès de votre professionnel de la santé.

Si vous buvez de l’alcool, assurez-vous de manger des aliments riches en glucides en même temps et apportez votre glucomètre et votre traitement avec vous en cas d’hypoglycémie (tels que six bonbons Lifesavers); dites à une personne responsable que vous avez pris de l’alcool et portez toujours votre bracelet MedicAlert.

Il est également important de savoir que le glucagon, un traitement pour les cas d’hypoglycémie grave, n’agit pas quand il y a de l’alcool dans le corps.

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Q : Comment savoir si j’ai le diabète ? Quels sont les
symptômes ?

R : Il y a plusieurs symptômes que les diabétiques risquent d’éprouver, tels que :

  • augmentation de la soif (polydipsie);
  • augmentation de la faim (polyphagie);
  • besoin fréquent d’uriner;
  • somnolence ou fatigue;
  • infections cutanées fréquentes ou plaies qui guérissent lentement;
  • sécheresse buccale;
  • vue brouillée;
  • fluctuations de poids (gain ou perte).

De façon générale, les personnes ayant une glycémie élevée sont plus susceptibles d’éprouver ces symptômes.

Si vous avez ces symptômes et/ou des facteurs de risque de diabète, parlez à votre médecin. Voici une liste de facteurs de risque qu’il faut surveiller :

  • mode de vie sédentaire;
  • surplus de poids;
  • obésité abdominale (accumulation de graisse autour de la taille);
  • 40 ans ou plus;
  • antécédents de diabète gestationnel (diabète se produisant durant la grossesse);
  • hypertension;
  • taux de cholestérol élevé;
  • schizophrénie;
  • syndrome des ovaires polykystiques;
  • appartenance à une population à risque (origine autochtone, hispanique, sud-asiatique, asiatique ou africaine).

Votre médecin peut effectuer un test de sang pour confirmer un diagnostic de diabète.

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Q : Est-il possible d’avoir le diabète même s’il n’y en a pas dans sa famille ?

R : Les antécédents familiaux, particulièrement s’il s’agit d’un parent de premier degré, peuvent augmenter le risque de diabète, mais il est possible de développer un diabète de type 2 même s’il n’y a pas d’autres cas dans votre famille. Il y a de nombreux facteurs de risque qui peuvent augmenter la vulnérabilité d’une personne au diabète de type 2, tels que les suivants :

  • mode de vie sédentaire;
  • surplus de poids;
  • obésité abdominale (accumulation de graisse autour de la taille);
  • 40 ans ou plus;
  • antécédents de diabète gestationnel (diabète se produisant durant la grossesse);
  • hypertension;
  • taux de cholestérol élevé;
  • schizophrénie;
  • syndrome des ovaires polykystiques;
  • appartenance à une population à risque (origine autochtone, hispanique, sud-asiatique, asiatique ou africaine).

La cause du diabète de type 1 n’est pas connue. Il se peut qu’il existe un lien génétique et/ou un déclencheur environnemental. Le diabète de type 1 est habituellement diagnostiqué avant l’âge de 30 ans, le plus souvent durant l’enfance ou l’adolescence.

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Q : Quel rôle le stress joue-t-il dans le diabète ?

R : Le stress chronique créé par notre mode de vie frénétique peut accroître le risque de diabète et aggraver les complications de la maladie chez les personnes atteintes. Que ce soit la circulation routière, les nombreuses heures passées devant l’ordinateur ou au cellulaire ou nos responsabilités professionnelles ou familiales, notre style de vie surchargé peut facilement épuiser notre temps et nos ressources physiques et affectives, ce qui peut favoriser l’augmentation de la glycémie.

Lorsque nous faisons face à une situation stressante que nous ne pouvons contrôler, le cerveau libère deux hormones : le cortisol et l’adrénaline. Ces hormones font augmenter la glycémie afin d’accroître notre énergie et de nous aider à réagir au danger. Cela sert à activer notre réponse de lutte ou de fuite. Si notre glycémie demeurait faible dans une telle situation, nous n’aurions pas l’énergie nécessaire pour réagir au danger. Lorsque le cerveau est constamment bombardé par des situations stressantes, il se met à libérer des quantités excessives de ces hormones, ce qui perturbe les autres systèmes du corps et augmente le risque de maladies.

La recherche a montré que les taux élevés de cortisol et d’adrénaline changent la façon dont la graisse est stockée par l’organisme, ce qui accroît le risque d’obésité. Rappelons que l’obésité est associée à la résistance à l’insuline et à l’augmentation de la glycémie, deux caractéristiques du diabète.

Pour atténuer l’augmentation de leur glycémie, les gens doivent apprendre à reconnaître les signes avertisseurs d’un stress démesuré et à intégrer des mécanismes d’adaptation pour composer avec leur stress. Les signes précoces d’un excès de stress peuvent être d’ordre physique, psychologique et comportemental. Sur le plan physique, on risque d’éprouver de la fatigue, de la tension musculaire, des maux de tête et/ou de l’insomnie. Les signes psychologiques comprennent la tendance à se fâcher facilement, des sentiments d’inquiétude et/ou la prise de mauvaises décisions.  Sur le plan comportemental, mentionnons l’alimentation compulsive, la surconsommation d’alcool, le tabagisme, le fait de blâmer les autres pour ses problèmes ou la tendance à vouloir se disputer.

La maîtrise du stress joue un rôle important dans toute stratégie visant à réduire la glycémie. Il existe plusieurs stratégies : en premier lieu, il faut être à l’écoute de son corps et reconnaître les déclencheurs du stress. En ce faisant, il est possible d’éviter les situations stressantes et d’apprendre à se détendre, notamment en prenant de bonnes respirations pour atténuer la tension. Ce processus s’intègre dans un programme appelé Réduction du stress par la pleine conscience. L’exercice, le yoga, le tai-chi, le Pilates et les affirmations sont autant d’activités utiles aussi. Se confier à un ami compatissant et/ou suivre une thérapie avec un thérapeute ou un travailleur social compétent sont d’autres méthodes de composer avec le stress. Enfin, on ne doit pas sous-estimer l’importance de la prise en charge de soi. Il est essentiel de prendre bien soin de soi-même.

Le stress peut continuer à jouer un rôle après le diagnostic de diabète, et les diabétiques sont susceptibles à ses effets nuisibles. En gérant bien les sources de stress dans sa vie, le diabétique peut mieux contrôler sa glycémie et améliorer sa qualité de vie.

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