Women's College Hospital Women's College Research Institute Femmes en Santé Women's College Hospital Foundation Contactez-nous English
Femmes en santé - Women’s College Hospital Pharmaprix
 
Women’s College Hospital - le programme de santé mentale
Le projet l'art contre la violence

Le Club
 
 
Questions | Réponses | Archives
 

En décembre 2007, l’experte invitée de la rubrique du Club intitulée Demandez à l’expert était Dao Le, une pharmacienne bilingue.

Elle a étudié à Université Laval à Québec et obtenu un diplôme de baccalauréat en pharmacie. Après son baccalauréat, elle a fait sa résidence en pharmacie hospitalière à l’Université de Montréal.

Dao travaille depuis plusieurs années à l'hôpital Montfort. Présentement elle est affectée à l'équipe interdisciplinaire en chirurgie et en obstétrique-gynécologie.

Elle pratique les soins pharmaceutiques, c'est-à-dire la révision du traitement médicinal pour les patients de ces deux unités. Dao participe également à l'élaboration des protocoles de traitements reliés à ces deux disciplines.

Dao est mariée avec 2 enfants. Elle demeure à Ottawa.

Voici les réponses de Dao à vos questions sur les médicaments.

Q : On m’a diagnostiqué une hypothyroïdie il y a 23 ans, alors que j’avais 40 ans. Je prends Eltroxin. Quelle est la différence entre Eltroxin et Synthroid pour le traitement de cette maladie ?

R : Il n’y a pas de différence majeure entre les deux médicaments Eltroxin et Synthroid.  Tous les deux contiennent le même ingrédient actif, la lévothyroxine. Les ingrédients non actifs peuvent varier, mais cela n’a pas d’effet sur l’efficacité des médicaments.  Eltroxin est fabriqué par la compagnie GlaxoSmithKline, alors que Synthroid est fabriqué par Abbott.

Haut

Q : En 1996, on m’a posé un diagnostic de maladie cœliaque et d’autres maladies (thyroïde, ostéopénie).  Je souffre maintenant de stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie).  Je prends les médicaments et les suppléments suivants :  Diovan, Synthroid, la vitamine E, le sélénium, une multivitamine, le calcium, le zinc et la coenzyme Q10. Est-ce qu’un de ces produits pourrait contribuer à ma stéatose hépatique ?

R : La stéatose hépatique est liée à l’abus d’alcool, les anomalies métaboliques (telles que l’obésité, le diabète type 1 et un taux élevé de triglycérides  dans le sang), des toxines, la grossesse et certains médicaments. (Voir ce qui suit.) Il n’y a aucun preuve que les médicaments que vous prenez maintenant contribuent à votre stéatose hépatique.

Des facteurs de risque comprennent :

  • Les désordres autoimmuns tels que le diabète type 1, l’arthrite rhumatoïde et la maladie thryoïde autoimmune.
  • La chirurgie abdominale : toute opération qui consiste à enlever une partie importante du tube digestif (petit intestin grêle), et qui donne ainsi lieu à une perte pondérale importante, comporte un risque elévé;
  • Les médicaments : la prednisone, l’hydrocortisone, Premarin, l’amiodarone, le tamoxifène, le méthotrexate.

Autres affections médicales :

  • Antécédents familiaux de trouble métabolique;
  • Malnutrition.

Haut

Q: Est-ce que l’usage d’antidépresseurs peut avoir un impact sur la mémoire et/ou la capacité cognitive ?

R : Les antidépresseurs atténuent de nombreux symptômes de la dépression, tels que l’insomnie, la fatigue, le manque d’énergie et la diminution de la capacité de se concentrer ou de penser, etc. Par conséquent, les antidépresseurs ont un impact positif sur la mémoire et la capacité cognitive. Toutefois, l’amélioration de la mémoire et de la capacité cognitive apparaît plus tard, en général trois à quatre mois après le début du traitement.

Haut

Q : Certains médicaments doivent être pris soit une heure avant soit deux heures après un repas.  Pourquoi ?  Si je dois manger dans moins d’une demi-heure, est-ce que cela vaut la peine de prendre le médicament ? Perd-il de son efficacité dans un tel cas, ou est-ce même dangereux de le prendre ainsi ?

R : Les raisons pour lesquelles on vous conseille de prendre les médicaments à jeun (une heure avant ou deux heures après un repas ) sont les suivantes :

  • La nourriture peut réduire ou ralentir l’absorption du médicament, par conséquent le médicament peut perdre de son efficacité;
  • Il y a une interaction entre la nourriture et le médicament en question. Autrement dit, le médicament se lie aux éléments nutritifs, ce qui empêche l’absorption du médicament. Dans ce cas, le risque de diminution de l’efficacité est plus grand;
  • Certains médicaments, y compris Pantoloc, Losec, Pariet et Prevacid, sont plus efficaces lorsqu’on les prend 30 à 60 minutes avant un repas. Cela permet aux médicaments d’être absorbés dans le sang et de se rendre au site d’action (estomac, duodénum) au moment même où le repas stimule la production d’acide gastrique, qui est une des causes des douleurs abdominales. L’important est de prendre fidèlement le médicament et ce, toujours à la même heure de la journée si c’est possible.

Haut

Q : On m’a conseillé de prendre l’antihistaminique Aerius chaque jour pour l’eczéma.  Est-ce qu’il y a des risques ou des effets secondaires associés à la prise quotidienne d’un antihistaminique à long terme ?

R : Les effets indésirables communs des antihistaminiques tel que Aerius sont :

  • Maux de tête : plus de 10 pour cent des patients;
  • Fatigue : 2 à 5 pour cent des patients;
  • Somnolence;
  • Étourdissement : 2 pour cent des patients;
  • Bouche sèche et gorge sèche;
  • Douleur musculaire : 2 à 3 pour cent des patients;
  • Changement d’humeur;
  • Difficulté à se concentrer;
  • Nervosité;
  • Nausée;
  • Changement dans le rythme cardiaque.

Si vous faites l’expérience des effets secondaires peu communs tels que l’essoufflement, le battement de coeur rapide ou les rougeurs, consultez votre médecin. Si les effets secondaires persistent, appelez votre pharmacien ou médecin.

En général, ces effets indésirables communs diminuent au fur et au mésur que votre corps s’adapte au médicament et le médicament est bien toléré. Toutes les personnes n’éprouvent pas tous ces effets indésirables.

Haut

Q : Je prends actuellement 100 mg de Prometrium (deux pilules le soir en combinaison avec de l’estradiol et du danazol).  Est-ce que ces médicaments peuvent causer des migraines ?  Je souffre d’habitude de migraines mais, depuis que je prends Prometrium, je m’aperçois que j’ai des maux de tête assez graves qui durent pendant plusieurs jours.

R : Prometrium peut causer des maux de tête chez 10 à 31 pour cent des patientes. L’estradiol peut également causer des maux de tête chez 3 à 5 pour cent des patientes. Un traitement comportant de l’estradiol peut exacerber les migraines.

Haut

Q: Au cours des deux dernières années, j’ai pris quatre pilules contraceptives différentes (Ortho-tricylcen lo, Ortho-tricylcen régulier, Marvelon et Yasmin). Avec chaque sorte de pilule j’avais des saignements irréguliers pendant la deuxième semaine que je prenais la pilule, jusqu’au début de mes règles. Mon médecin m’a demandé de prendre Premarin tout au cours de mon cycle, qu’il raccourcit en utilisant des placebos quatre jours sur sept. J’ai essayé de prendre 1000 mg de vitamine C pour améliorer l’absorption. Je prends mes pilules à la même heure chaque jour et je n’oublie jamais de les prendre, mais rien n’arrête les saignements irréguliers.  J’ai 22 ans. J’ai pris Ortho-tricyclen il y a six ans sans problème, mais je crois qu’ils ont changé la composition de la pilule. Avez-vous des idées ?

R : La composition de Tricyclen n’a pas changé depuis que vous avez commencer à le prendre. Les saignements irréguliers (saignotements, tachetures) affectent 10 à 30 pour cent des utilisatrices de pilules contraceptives. Ces saignements surviennent durant les trois premiers mois d’utilisation et disparaissent généralement avec le temps. C’est la cause la plus fréquente de l’arrêt des pilules contraceptives. Une pilule mal adaptée cause souvent des saignements irréguliers, surtout les pilules contraceptives à forte dose de progestatifs.

Les progestatifs amincissent l’endomètre de l’utérus. Lorsque l’endomètre est trop mince, il devient fragile et saigne à la moindre contraction de l’utérus. C’est un problème parce que l’utérus se contracte en permanence.

Il est possible de diminuer les saignements irréguliers en changeant de pilule pour une marque plus « estrogénique ».  Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) comme l’ibuprofène diminuent les contractions de l’utérus.

Autres options :

L’utilisation de suppléments d’estrogène :

  • Premarin : 0,625 mg, 1 fois par jour pendant 28 jours;
  • Timbre d’estradiol-17B : 50 mcg ou 100 mcg, 1 fois par jour pendant 25 jours;
  • Comprimé micronisé d’estradiol-17B : 1 ou 2 mg, 1 fois par jour pendant 28 jours;
  • Pilule contraceptive de faible dose.

Évidemment il existe d’autres méthodes non hormonales efficaces aussi.

Haut

Q: Depuis le 16 novembre 2007, je prends différentes sortes de médicaments pour la douleur, y compris Tylenol 3, Demerol, Percocet et la morphine plus Gravol. Je prends ces derniers quand j’en ai besoin pour combattre les douleurs atroces causées par des kystes ovariens. Ça fait mal de m’asseoir, de monter une colline ou l’escalier ou de me pencher pour mettre mes chaussettes. Je m’inquiète à propos des effets secondaires. J’habite à Bella Bella sur la côte de la Colombie-Britannique, donc chercher une deuxième opinion n’est pas une option. Pour combien de temps est-ce que je peux prendre ces médicaments ?

R : Effets secondaires des narcotiques :

Demerol, Percocet, Tylenol 3 et la morphine sont des analgésiques narcotiques.

Les effets secondaires les plus souvent rapportés sont : nausées, vomissements, somnolence, étourdissement, prurit, constipation, bouche sèche, confusion, agitation, rétention urinaire et euphorie. Les nausées, les vomissements et la somnolence diminuent avec le temps.

Pour éviter la constipation, il est généralement conseillé de prendre des laxatifs tels que Colace et Senokot.

Le risque d’effets secondaires augmente si vous prenez plusieurs narcotiques en même temps ou si vous prenez d’autres médicaments ayant des effets sur le système nerveux central.

Vous pouvez utiliser les narcotiques pour soulager la douleur tant et aussi longtemps que  celle-ci persiste. Par contre, les narcotiques ne soulagent pas tous les types de douleur. D’autres médicaments, notamment les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’acétaminophène), peuvent aider à soulager votre douleur.

Haut

Q : Je dois prendre en ce moment de la cortisone pour des problèmes inflammatoires. J’aimerais savoir quelles sont les doses maximale et minimale pour soulager l’inflammation des sinus. Comment prescrit-on ce médicament et de quelle manière le prend-on ?

R : Je présume que vous prenez des corticostéroïdes par voie nasale pour votre problème de d’inflammation des sinus. La dose minimale pour soulager les symptômes liés à l’inflammation des sinus dépend de la sévérité des ceux-ci, donc au degré de l’inflammation présente.

Les études sur l’usage de corticostéroïdes par voie nasale démontrent des bienfaits additionnels minimes lorsque la dose habituelle recommandée est dépassée.

Les corticostéroïdes nasaux disponibles au Canada et les posologies habituelles prescrites sont les suivants :

  • Nasocort : 2 vaporisations 1 fois pas jour;
  • Beconase AQ : 1 vaporisation 2 fois pas jour;
  • Rhinocort AQ : 2 vaporisations 1 fois par jour;
  • Rhinalar : 2 vaporisations 2 fois par jour;
  • Flonase : 2 vaporisations 1 fois par jour;
  • Nasonex : 2 vaporisations 1 fois par jour.

Ces posologies soulagent la plupart des inflammations nasales. Certains symptômes peuvent disparaître après une journée de traitement. L’effet maximal des corticostéroïdes pas voie nasale peut mettre des jours voire quelques semaines à se faire sentir. Pour une meilleure maîtrise des symptômes, un usage régulier est conseillé.

Mode d’emploi des corticostéroïdes nasaux :

  • Agitez bien le flacon avant chaque utilisation;
  • Si vous utilisez votre vaporisateur pour la première fois, démarrez la pompe en appuyant six à sept fois sur le vaporisateur jusqu’à l’obtention d’une fine buée;
  • Mouchez doucement le nez afin de dégager vos narines;
  • Bouchez une narine à la fois à l’aide de votre doigt;
  • Inclinez légèrement la tête vers l’avant ou garder la tête droite;
  • En gardant le flacon bien droit, dirigez le vaporisateur vers la paroi des narines plutôt que vers la cloison des fosses nasales qui sépare les deux narines;
  • Appuyez fermement une fois;
  • Inspirez lentement et doucement la buée tout en gardant la bouche fermée;
  • Procédez de la même façon pour l’autre narine.

Haut


 
 
Contrat d'utilisation | Accueil | Qui sommes-nous ? | Contactez-nous | Recherche | Plan du site | English  
Copyright © 2012 Women’s College Hospital. Tous droits réservés.