En décembre 2008, l’experte invitée de la rubrique du Club intitulée Demandez à l’expert était la Dre Rebecca Herman, médecin au Bay Centre for Birth Control du Women’s College Hospital.
La Dre Herman a étudié la médecine à l’University of Western Ontario. Une fois diplômée, elle a suivi une formation de résidente en médecine familiale au Toronto East General Hospital. Elle a travaillé dans plusieurs contextes cliniques, y compris des hôpitaux, des centres communautaires, des centres de santé pour étudiants et des cliniques axées sur la santé des femmes.
Actuellement, la Dre Herman dirige un cabinet de médecine familiale en plus de travailler au Bay Centre for Birth Control du Women's College Hospital. Dans le Bay Centre, elle prodigue des soins liés à la contraception, au dépistage et au traitement des infections transmises sexuellement en plus d’offrir du counseling en matière de grossesse. La Dre Herman s’intéresse particulièrement à la médecine spécifique aux adolescents, à l’éducation et à la promotion de la santé et de la santé sexuelle.
Voici les réponses de la Dre Herman à vos questions sur la contraception.
Q : J’ai 41 ans et n’ai jamais eu d’enfant. J’ai de la douleur et des saignements chaque fois que je passe un test de Pap (frottis du col de l’utérus). Je songe à me procurer un DIU Mirena et je me demande si le risque de douleur est plus élevé pour moi ?
R : Chaque femme est différente, alors il est impossible de prédire l’intensité de l’inconfort que vous pourriez éprouver (ou pas) lors de l’insertion d’un dispositif intra-utérin (DIU). De façon générale, les femmes qui ont accouché par voie vaginale sans complications tolèrent très bien l’insertion d’un DIU. Cela dit, de nombreuses femmes dans votre situation n’éprouvent aucun problème non plus. Je ne crois pas que votre expérience du test de Pap soit pertinente. On recommande aux femmes de se le faire insérer durant leurs règles (parce que le col de l’utérus est plus ouvert) et de prendre deux ibuprofènes une heure avant l’insertion (pourvu qu’elles tolèrent bien ce médicament). Si votre médecin estime que c’est indiqué, il ou elle pourrait vous donner des comprimés à mettre dans votre vagin avant l’insertion du DIU afin de faciliter l’ouverture du canal cervical.
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Q : Récemment, j’ai lu un article dans le Toronto Sun au sujet d’un livre intitulé The Scent of Desire. Dans ce dernier, on dit que la pilule contraceptive modifie le sens de l’odorat de la femme de telle sorte que le processus par lequel elle choisit un conjoint est perturbé. Je suis conseillère en matière de santé sexuelle, mais je n’avais jamais entendu dire une chose pareille. Y a-t-il des données scientifiques à l’appui de cette affirmation ?
R : Je n’ai jamais entendu parler de cela non plus – c’est une question intéressante.
Note de la rédaction :
Bien que nous soyons dans l’impossibilité de commenter les données scientifiques, nous pouvons vous dire que l’auteure du livre en question, Rachel Herz, PhD, est professeure invitée à la Brown University où elle se spécialise dans les aspects psychologiques de l’odorat. Mme Herz est interviewée régulièrement à la radio et à la télé et dans les médias imprimés.
Dans un article publié dans le Seattle Times au sujet de ce livre, on affirme que la biologie évolutionnaire nous oblige à choisir un amant dont l’odeur est très différente de la nôtre. Cependant, la pilule contraceptive, qui fait croire à l’organisme qu’il porte un enfant, pourrait amener la femme à désirer un autre genre d’odeur.
Amazon.com contient des extraits de critiques positives au sujet du livre dans Publisher’s Weekly et Kirkus Reviews. Toutefois, la revue Evolutionary Psychology a publié une critique négative selon laquelle le livre contient, d’un bout à l’autre, des affirmations trompeuses à l’égard de la théorie de l’évolution, des déclarations non étayées, un manque de citations pertinentes et des simplifications exagérées.
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Q : J’aimerais connaître les effets secondaires possibles des injections de Depo-Provera. Je voudrais aussi savoir si je peux passer de longues périodes sans mes règles sans que cela nuise à ma santé.
R : Le Depo-Provera est un médicament qui contient de l’hormone progestine. Il est administré par injection intramusculaire toutes les 12 semaines. Si ce calendrier est suivi fidèlement, le médicament est efficace à 99 pour cent pour prévenir la grossesse. Les principaux effets secondaires du Depo-Provera sont des saignements vaginaux irréguliers ou prolongés ou des saignements légers se produisant après l’injection (ce problème s’atténue habituellement au fil du temps, mais c’est très imprévisible). Après un an de traitement par Depo-Provera, la moitié des femmes cessent d’avoir leurs règles, ce qui est sans danger.
Les autres effets secondaires comprennent des maux de tête, la prise de poids, la sensibilité mammaire, la dépression et un retour ralenti de la fertilité après l’arrêt du traitement (la plupart des femmes retrouvent leur fertilité après neuf mois, mais cela peut prendre jusqu’à 18 mois après la dernière injection).
Des études indiquent que les utilisatrices du Depo-Provera ont une densité minérale osseuse réduite (une mesure de la force des os), mais on reconnaît généralement maintenant que cette perte se corrige après l’arrêt de la médication. Quand on observe les anciennes utilisatrices du Depo-Provera, on ne remarque effectivement aucune augmentation du risque de fracture osseuse. Toutes les femmes qui prennent du Depo-Provera devraient essayer d’augmenter leur apport en calcium et en vitamine D, en plus de minimiser leur consommation de tabac, d’alcool et de caféine et de faire régulièrement de l’exercice.
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Q : J’ai pris la pilule Diane-35 pendant quatre ans, mais j’ai cessé de la prendre il y a trois semaines. J’ai maintenant environ 10 boutons sur mon dos qui n’étaient pas là auparavant. Le fait que j’ai arrêté de prendre la pilule aurait-il quelque chose à voir avec l’apparition de ces boutons ? Les choses vont-elles rentrer dans l’ordre ? J’ai besoin d’une autre méthode contraceptive parce que j’oublie constamment de prendre la pilule, mais je ne sais pas vers quoi me tourner.
R : La Diane-35 est un médicament contenant deux composés : la cyprotérone et l’éthinylestradiol. Prescrit principalement pour le traitement de l’acné, ce médicament a un important « effet secondaire » favorable : si on la prend tel que prescrit, la Diane-35 est très efficace comme contraceptif. La cyprotérone est un anti-androgène qui est très efficace contre l’acné; elle n’est présente dans aucune autre pilule contraceptive sur le marché. Si on cesse de prendre la Diane-35, des boutons pourraient certainement apparaître et il est possible que l’acné s’aggrave. Ce problème pourrait « se stabiliser » tout seul : je vous recommande de réévaluer l’état de votre peau dans trois mois pour voir comment elle va sans les hormones. Si l’acné est encore un problème à ce moment-là, consultez votre médecin au sujet des autres traitements topiques (crèmes) et oraux à votre disposition.
Si vous avez de la difficulté à vous rappeler de prendre votre pilule tous les jours, il existe plusieurs autres méthodes contraceptives efficaces. Voici un aperçu de vos options :
- Evra (timbre transdermique que l’on change une fois par semaine)
- NuvaRing (anneau vaginal que l’on insère pendant des cycles de trois semaines)
- Depo-Provera (injection administrée par une infirmière ou un médecin, toutes les 12 semaines)
- dispositif intra-utérin ou DIU (dispositif inséré dans l’utérus par un médecin; il peut rester en place jusqu’à un maximum de cinq ans)
- méthodes comportant une barrière (condom masculin, condom féminin, diaphragme, éponge)
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Q : La prise de poids est-elle un effet secondaire du dispositif intra-utérin Mirena ? Y a-t-il d’autres effets secondaires dont je devrais être au courant ?
R : Le Mirena est un petit dispositif en plastique en forme de T qui, une fois inséré dans l’utérus, libère de petites quantités de l’hormone progestine. Dans l’ensemble, la quantité de progestine libérée quotidiennement est très faible. L’hormone circule localement, alors la plupart des effets secondaires ne touchent que l’appareil génital, les effets secondaires dans le reste du corps étant légers. Quoique peu communs, on a signalé des cas de prise pondérale, de perturbations légères de l’humeur ou de dépression, ainsi que des maux de tête, de la sensibilité mammaire et l’acné, mais ces effets s’atténuent généralement au cours des trois à six premiers mois du traitement.
De nombreuses femmes ont des saignements irréguliers et imprévisibles pendant les six mois suivant l’insertion du dispositif. Ce problème disparaît dans la vaste majorité des cas, et les règles cessent complètement chez beaucoup de femmes (20 pour cent après un an), ce qui est sans aucun danger. Le DIU Mirena est efficace à 99 pour cent et peut rester en place pendant cinq ans.
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Q : Pendant combien de temps une femme préménopausique dans la jeune cinquantaine devrait-elle continuer d’avoir recours à la contraception ? Y a-t-il un risque de grossesse à cet âge si on a encore ses règles ?
R : C’est complètement sécuritaire de continuer à prendre la pilule contraceptive jusqu’à la ménopause. En plus d’être un excellent contraceptif, la pilule est un bon moyen de gérer les saignements irréguliers et imprévisibles qui se produisent souvent durant la périménopause. N’oubliez pas de parler de vos options avec votre médecin. Une fois la ménopause commencée, la pilule n’est plus indiquée.
Bien qu’il soit considérablement réduit, il y a toujours un risque de grossesse tant que les menstruations se poursuivent et ce, peu importe l’âge de la femme. Il faut toujours avoir recours à la contraception jusqu’à l’arrivée de la ménopause (c’est-à-dire l’absence de règles pendant un an) et moyennant une discussion avec son médecin.
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Q : Mes amies m’ont déjà parlé du « timbre ». C’est quel genre de contraceptif et quels sont les effets secondaires ?
R : L’Evra est un timbre transdermique contraceptif qui contient les deux mêmes hormones que la pilule contraceptive (estrogène et progestine). Ce petit timbre carré se colle à la peau (habituellement sur les fesses, l’abdomen, le haut du dos, l’épaule ou la surface externe du haut du bras) et on doit le changer une fois par semaine pendant trois cycles; ensuite, le timbre est enlevé pour une semaine durant les règles. S’il est utilisé comme il faut, le timbre est efficace à 99 pour cent pour prévenir la grossesse.
Les effets secondaires du timbre ressemblent à ceux de la pilule : sensibilité mammaire, nausée, maux de tête et un risque faible mais sérieux de caillots sanguins dans les jambes ou les poumons. Le timbre risque aussi d’irriter la peau au site où il est placé. Il est également possible que le timbre soit quelque peu moins efficace chez les femmes pesant plus de 90 kg.
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Q : Est-ce que je risque de tomber enceinte si j’oublie souvent de prendre ma pilule ? Il m’arrive parfois de manquer trois pilules dans le courant d’un mois. Le risque est-il moindre si je prends la pilule depuis huit ans déjà ? À quel moment du mois une femme est-elle la plus susceptible de tomber enceinte ?
R : Oui, vous pourriez tomber enceinte ! La pilule est très efficace pour prévenir la grossesse, mais UNIQUEMENT si vous la prenez tel que prescrit (c’est-à-dire sans manquer de doses). Même si vous prenez la pilule depuis longtemps, votre risque de tomber enceinte est très élevé si vous sautez des pilules sans avoir recours à une méthode contraceptive de rechange, comme le condom. Le risque de tomber enceinte est le plus élevé si vous oubliez de prendre les premières ou les dernières pilules de votre contenant, mais la conception peut se produire à n’importe quel moment au cours du cycle si des pilules sont manquées. Dans votre situation, je vous recommande d’utiliser désormais un condom pour tous vos rapports sexuels et de passer un test de grossesse à domicile pour être certaine de ne pas être enceinte.
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Q : Que pensez-vous de la nouvelle pilule contraceptive Seasonale, celle qui réduit la fréquence des règles de sorte qu’elles ne surviennent qu’une seule fois tous les trois mois ? J’ai 45 ans, alors je suis périménopausique. Cette nouvelle pilule est-elle sécuritaire ? Y a-t-il des effets secondaires ou des problèmes connus ?
R : La Seasonale est une option très sûre pour les femmes qui souhaitent menstruer selon un cycle de 91 jours. Cette pilule contraceptive contient les mêmes hormones et les mêmes doses que la pilule « standard » de 28 jours, mais le marketing est différent (d’où le prix plus élevé). Les femmes prennent un comprimé actif de Seasonale tous les jours pendant 84 jours, suivi d’un comprimé inactif une fois par jour pendant sept jours (durant les règles). Ce calendrier convient à beaucoup de femmes et c’est une excellente option pour celles qui saignent abondamment, qui éprouvent des symptômes du syndrome prémenstruel ou qui ont un emploi du temps qui accommode difficilement des règles toutes les trois semaines. Une autre option entièrement sécuritaire et efficace consiste à utiliser la pilule usuelle (certaines marques sont meilleures que d’autres, alors parlez-en avec votre médecin) et à prendre successivement les pilules actives afin de « sauter » un cycle de saignement.
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Q : J’ai entendu dire que certains pharmaciens refusaient d’offrir la pilule du lendemain en vente libre. Est-il toujours possible de se la procurer sans ordonnance ? Comment fonctionne-t-elle ?
R : La pilule contraceptive d’urgence (également appelée contraceptif d’urgence et « pilule du lendemain ») est disponible sans prescription. On peut la trouver derrière le comptoir du pharmacien ou sur les tablettes de la pharmacie. Malheureusement, certaines pharmacies ont une politique particulière en vertu de laquelle elles refusent d’offrir ce produit. De façon générale, cependant, on peut se procurer la pilule dans la plupart des pharmacies.
Le contraceptif d’urgence est censé être utilisé lorsqu’une autre méthode contraceptive a échoué (condom brisé, par exemple) ou qu’aucune méthode n’a été utilisée. La pilule est efficace pour réduire le risque de grossesse, mais elle est imparfaite et ne se compare pas aux autres méthodes préventives. La pilule ne pose aucun danger à une grossesse en cours.
L’action du contraceptif d’urgence consiste soit à empêcher la fécondation de l’ovule soit à altérer le revêtement de l’utérus de sorte que l’ovule fécondé ne peut s’implanter. On peut y avoir recours jusqu’à la cinquième journée (120 heures) suivant un rapport sexuel non protégé, mais il faut le prendre le plus tôt possible pour augmenter les chances de succès. De façon générale, la pilule permet de réduire le risque de grossesse de 75 à 85 pour cent. La plupart des femmes auront des règles normales dans les trois semaines suivant la prise de la pilule. Si cela ne se produit pas, un test de grossesse est indiqué.
Il ne faut jamais oublier que le contraceptif d’urgence n’offre aucune protection contre les ITS (infections transmises sexuellement), alors si vous n’utilisez pas de contraceptif et avez des préoccupations à cet égard, vous devriez passer des tests de dépistage et subir des traitements si nécessaire.
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Q : Est-il dangereux de continuer de prendre la pilule quand on est enceinte ? La femme à laquelle je pense ignore le fait qu’elle est enceinte et continue d’avoir ses règles.
R : Personne n’a su démontrer que la pilule contraceptive était dangereuse pour une grossesse en cours. La question qui me préoccupe davantage est la suivante : pourquoi une femme enceinte voudrait-elle continuer de prendre la pilule ? Une fois la grossesse confirmée (par analyse d’urine ou de sang), la femme devrait cesser de prendre la pilule et consulter son médecin pour discuter de ses options. Toute femme a besoin de soins médicaux spécialisés dès le début de sa grossesse (quelle que soit sa décision par rapport à cette dernière), et il faut aborder ces questions afin de lui assurer des soins adéquats, tant pour elle que pour l’enfant à naître.
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Q : À quel âge une adolescente peut-elle avoir légalement recours à la contraception sans être obligée d’aviser ses
parents ?
R : Une adolescente n’a pas besoin de la permission de ses parents pour avoir recours à la contraception. Toute conversation entre une adolescente et un médecin est strictement confidentielle et le contenu de l’échange ne peut être divulgué à qui que ce soit (y compris les parents), à moins que le médecin n’ait des préoccupations concernant la sécurité de l’adolescente ou de quelqu’un d’autre. Les adolescentes devraient se sentir à l’aise d’aborder ce sujet avec leur médecin, en plus d’être fières de se montrer aussi responsables. J’espère que la plupart des médecins se sentent à l’aise de parler de ce sujet et de prescrire des contraceptifs aux adolescentes, pourvu qu’ils soient convaincus que la sécurité de celles-ci n’est pas en danger.
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Q : Est-il vrai que le DIU Copper-T (DIU de cuivre) peut être utilisé comme contraceptif d’urgence ? De quelle façon fonctionne-t-il et en quoi se distingue-t-il de la « pilule du lendemain » ?
R : Oui, le DIU de cuivre peut être utilisé comme contraceptif d’urgence pendant les sept jours suivant un rapport sexuel non protégé (plus c’est tôt, mieux c’est, idéalement dans les cinq jours). Le DIU de cuivre est un dispositif qui doit être inséré dans l’utérus (via le vagin et le col de l’utérus) par un médecin. Son action consiste principalement à empêcher l’implantation d’un ovule fécondé dans l’utérus. Il est efficace à 97 pour cent environ. Même si ce DIU est plus efficace comme contraceptif postcoïtal que la pilule du lendemain, il coûte plus cher et doit être inséré dans le corps, ce qui comporte certains risques (douleur, saignement, complications, risque d’infection, par exemple).
Une fois inséré, le DIU peut rester en place pendant cinq ans, mais il faut continuer d’avoir recours au condom pour prévenir les ITS.
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Q : Ma fille a eu une réaction à la pilule contraceptive : des bosses bleues et douloureuses sont apparues sur le bas de ses jambes. Après avoir diagnostiqué une affection appelée érythème noueux, l’infirmière lui a dit qu’il ne fallait jamais qu’elle prenne des contraceptifs à base d’estrogène parce qu’elle courait un risque accru de caillots sanguins. Quelle méthode contraceptive devrait-elle utiliser à la place ?
R : L’érythème noueux peut être causé par plusieurs choses, mais la pilule contraceptive est une cause improbable. Une infection bactérienne (notamment le streptocoque) est une autre cause plus courante.
Dans le cas de votre fille, le problème consiste à déterminer ce qui aurait déclenché son érythème noueux. Est-ce simplement une coïncidence que le problème soit survenu pendant qu’elle prenait la pilule ? Il est malheureusement probable que vous n’aurez jamais de réponse à cette question.
Je vous encourage à parler avec votre médecin des nombreuses options à la disposition de votre fille (dont la pilule contraceptive). Je ne suis au courant d’aucun lien confirmé entre l’utilisation de la pilule et un risque accru de caillots sanguins et d’érythème noueux.
Les options suivantes ne contiennent pas d’estrogène : Micronor, Depo-Provera, condom (masculin et féminin), DIU, diaphragme.
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Q : À quel âge une jeune fille devrait-elle passer son premier test de Pap ?
R : Les jeunes femmes devraient passer leur premier test de Pap (pour le dépistage du cancer du col de l’utérus) dans les 12 à 24 mois suivant leur première relation sexuelle. Il faut noter qu’on n’est pas obligé de passer un test de Pap pour se faire prescrire la pilule contraceptive ou toute autre forme de contraception.
Un dépistage d’ITS (pour détecter les infections transmises sexuellement) peut être effectué n’importe quand, et les femmes sont certainement encouragées à se faire tester si elles ont des préoccupations ou des questions à cet égard.
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