Nos expertes invitées du mois de juillet 2009 font partie de l’équipe multidisciplinaire du programme Wellness for Independent Seniors (WISE) du Women’s College Hospital : Kinga Balogh, Jenna Egan, Lina Jobanputra et Tania Obljubek.
Kinga Balogh, RD, RD, est une diététiste agréée qui travaille au Women's College Hospital depuis qu’elle a terminé ses études, il y a trois ans. Kinga conseille ses patientes au sujet de plusieurs préoccupations de santé, notamment les affections endocriniennes, digestives et métaboliques. Elle travaille aussi au Henrietta Banting Breast Centre, où elle sensibilise les femmes aux stratégies alimentaires visant la prévention du cancer du sein.
Jenna Egan, BSc. Hons OT, OT Reg. (Ont.), est une ergothérapeute qui a immigré au Canada après avoir terminé ses études au Trinity College de Dublin, en Irlande. Dans sa pratique clinique, elle a surtout travaillé auprès de personnes souffrant de limitations fonctionnelles sur les plans physique et cognitif. Jenna a aussi participé à des sessions éducatives, tant formelles qu’informelles, sur la rhumatologie et la prévention des chutes.
Lina Jobanputra, MSW, RSW, travaille depuis six ans comme travailleuse sociale au Women’s College Hospital. Elle offre du soutien et du counseling aux patientes et à leurs soignants au Henrietta Banting Breast Centre, à la Women’s Cardiovascular Health Initiative, au Urgent Care Centre et à la 23-Hour Medical Day Unit.
Tania Obljubek est physiothérapeute au sein de l’équipe WISE. Elle possède un BSc de la Lakehead University ainsi qu’un diplôme en thérapie physique (BScPT) de l’University of Western Ontario. Elle détient également un poste de conférencière clinique à la faculté de médecine de l’University of Toronto. Elle travaille en gériatrie depuis dix ans.
Voici les réponses à vos questions sur l’art de bien vieillir.
Q : Existe-t-il des études sur les bienfaits de la crème de testostérone pour améliorer la libido et l’énergie des femmes ménopausées ?
R : Beaucoup de femmes se plaignent d’une perte de libido après la ménopause, ainsi que d’une baisse de leurs activités sexuelles, d’un déclin de leur sentiment de bien-être physique et de fatigue. Bien qu’on n’ait pas clairement établi un lien entre la dysfonction sexuelle et une baisse du taux de testostérone, certaines études suggèrent qu’un traitement à la testostérone pourrait accroître la libido et l’activité sexuelle.
Une étude publiée dans le Climacteric Journal en 2008 semble indiquer qu’un traitement à la testostérone pourrait être utile chez les femmes dont le faible taux de testostérone et le trouble sexuel ne sont liés à aucune cause biologique ou psychosociale. Les auteurs de cette étude soulignent que les femmes traitées de cette manière doivent être suivies de près pour relever tout signe d’amélioration clinique ou de réaction indésirable. Les chercheurs affirment aussi que le traitement à la testostérone est habituellement associé à un traitement à l’estrogène compte tenu du manque de données d’innocuité et d’efficacité adéquates sur la testostérone seule.
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Q : Quand j’étais petite, j’avais un pédiatre. Croyez-vous qu’on ait intérêt à consulter un gérontologue en vieillissant, plutôt qu’un omnipraticien ? Où pourrais-je en trouver un pour mes parents ? À quel âge ou à l’apparition de quels symptômes devrait-on commencer à consulter un gérontologue ?
R : Un gérontologue est un médecin qui se spécialise dans la prise en charge des personnes âgées. Typiquement, les patients des gérontologues ont 65 ans et plus. Les médecins qui se spécialisent en gérontologie ne sont pas très nombreux, donc il peut être difficile d’en trouver un. Les gens pourraient envisager de consulter un gérontologue s’ils essaient de gérer plusieurs co-morbidités et qu’ils ont besoin du soutien d’un spécialiste pour composer avec les défis du vieillissement. Une recommandation de la part de votre médecin pourrait être nécessaire.
Si vous cherchez un gérontologue en Ontario, le site Web du Collège des médecins et des chirurgiens pourrait vous être utile.
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Q : J’ai 23 ans et j’apprécie énormément ma bonne santé. Mon objectif est de vivre jusqu’à l’âge de 100 ans (sans blague !). Quels sont vos meilleurs conseils anti-âge ? Je crois qu’il faut être proactif et investir dans sa santé, tant pour aujourd’hui que pour l’avenir.
R : Il y a plein de choses que vous pouvez faire pour votre corps afin de vivre longtemps et en bonne santé. Il y a l’exercice, une bonne alimentation et la recherche d’un bien-être social, affectif et spirituel.
Exercice
Des chercheurs ont découvert que l’ADN des personnes qui font de l’exercice peut être de neuf ans plus jeune que celui des autres gens. Alors, l’exercice vous aide non seulement à prévenir les maladies, mais aussi à rajeunir. Il est important de faire une variété d’exercices : activités aérobiques, renforcement musculaire, étirements et exercices visant l’amélioration de la posture.
Les activités aérobiques font travailler les grands groupes musculaires et provoquent une accélération du rythme cardiaque. Exemples : la marche rapide, la natation, le tennis, les cours de conditionnement physique et la danse. Vous devriez en faire quatre à sept fois par semaine à raison de 30 à 60 minutes par session, selon votre condition physique. Pratiquées régulièrement, les activités aérobiques vous aideront à atténuer le déclin des fonctions corporelles associé au vieillissement, à perdre du poids ou à maintenir un poids santé, à réduire les risques de plusieurs maladies, à favoriser la mobilité de vos articulations (et à réduire ainsi la douleur arthritique) et à augmenter votre niveau d’énergie.
Les exercices de renforcement musculaire consistent à travailler contre la résistance. Pour ce faire, vous pourriez vous servir de poids et haltères ou encore de votre propre poids. Ces exercices vous aideront à maintenir des muscles et des os forts pendant que vous avancez en âge. Vous devriez faire des exercices contre résistance deux ou trois fois par semaine.
Les étirements quotidiens aident à allonger les muscles, à réduire les risques de blessures et à prévenir les raideurs associées à l’âge. Exemples : yoga, Pilates et exercices d’étirement.
La dernière catégorie d’exercices vise le maintien d’une bonne posture. Regardez-vous dans un miroir pour voir si vous êtes courbée. Essayez de vous tenir bien droit. Vous paraîtrez mieux et vous vous sentirez mieux.
Alimentation
L’art de bien vieillir repose beaucoup sur les choix que vous faites à l’épicerie : privilégiez les fruits, les légumes et plein d’autres aliments nutritifs riches en antioxydants et d’autres composés potentiellement anti-âge.
Selon Susan Moores, diététiste et porte-parole de l’American Dietetic Association, « Nos choix alimentaires sont cruciaux pour retarder l’apparition du vieillissement et des malades liées à l’âge; plus vous commencez tôt, plus les bienfaits seront importants ».
Certains aliments et breuvages contiennent des substances puissantes appelées phytonutriments qui, selon certains, seraient la clé de la longévité. Les phytonutriments (membres de la famille des antioxydants) dévorent les radicaux libres, soit des molécules d’oxygène qui contribuent à l’apparition de plusieurs maladies, y compris les maladies du cœur, le cancer, l’ostéoporose et la maladie d’Alzheimer.
À mesure que nous vieillissons, vous devenons plus susceptibles aux effets à long terme du stress oxydatif et de l’inflammation au niveau cellulaire. Les antioxydants et d’autres composés anti-âge pourraient aider les cellules à se protéger contre les dommages causés par les radicaux libres et à minimiser ainsi l’impact du vieillissement.
Ajoutez les aliments et les breuvages suivants à votre plan alimentaire pour jouir d’une bonne santé et réduire les signes de vieillissement :
- Poisson : Le poisson, surtout les espèces grasses, sont riches en acides gras oméga-3. Un aliment anti-inflammatoire, le poisson a de très nombreux bienfaits pour la santé. Si vous n’aimez pas le poisson, remplacez-le par un supplément d’oméga-3 contenant des graines de lin moulues. Mangez du poisson deux fois par semaine.
- Fruits et légumes : Les fruits et les légumes sont de puissantes sources d’antioxydants. Mangez au moins cinq portions de produits colorés chaque jour.
- Grains entiers : Les grains entiers sont une bonne source de fibres solubles, lesquelles aident à réduire les taux de cholestérol. De plus, leur teneur en phytonutriments se compare à celle des fruits et légumes. Essayez de manger de cinq à sept portions par jour.
- Légumineuses : Les fèves, les poids chiches et les lentilles abondent en nutriments et sont pauvres en calories. Ajoutez-en à votre régime alimentaire deux ou trois fois par semaine.
- Yogourt : En plus d’offrir les bienfaits des produits laitiers, le yogourt contient des probiotiques, soit des substances qui assurent la présence de bonnes bactéries dans les intestins. Faites d’un yogourt à culture active une de vos trois portions quotidiennes de produits laitiers.
- Noix et graines : Ce sont une excellente source de vitamines B, lesquelles favorisent une bonne santé cardiaque et cérébrale. Les gras sains dans les noix contribuent à maintenir la structure et la résilience de l’élastine et du collagène dans la peau. Privilégiez les petites portions car les noix sont riches en calories.
- Eau : L’eau est essentielle à l’hydratation de la peau, à la fonction musculaire, à la circulation sanguine et à tous les organes du corps. Buvez trois ou quatre verres d’eau pure, ainsi que d’autres liquides et aliments aqueux.
La mémoire et le cerveau
Du point de vue de l’ergothérapie et de la promotion de la santé et de la longévité, le fait de bien respecter votre corps peut améliorer votre capacité de traiter et de retenir l’information. Voici quelques bonnes habitudes qui pourraient vous aider à améliorer votre mémoire :
- Faites de l’exercice régulièrement. L’activité physique augmente l’approvisionnement du cerveau en oxygène, réduit le risque de troubles susceptibles de compromettre la mémoire (diabète et maladies cardiovasculaires, entre autres) et pourrait rehausser les effets de certaines substances chimiques cérébrales et protéger les neurones.
- Maîtrisez votre stress. Le cortisol, également appelé hormone du stress, peut endommager l’hippocampe si le stress ne s’atténue pas. Le stress rend la concentration difficile.
- Développez de bonnes habitudes de sommeil. Un sommeil adéquat est nécessaire à la consolidation de la mémoire. Les troubles du sommeil comme l’insomnie et l’apnée causent la fatigue et des problèmes de concentration durant la journée.
- Arrêtez de fumer. Le tabagisme augmente le risque de troubles vasculaires susceptibles de causer un AVC ou de comprimer les artères qui transportent de l’oxygène au cerveau.
- Maintenez vos interactions sociales. La recherche indique que les personnes qui ont des interactions sociales régulières maintiennent une bonne vitalité cérébrale. La combinaison d’activités physiques et mentales, d’une bonne vie sociale et d’une alimentation favorable à la santé du cerveau est plus efficace que n’importe lequel de ces facteurs tout seul.
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Q : Ma devise a toujours été « tout avec modération ». Je ne fume pas, je ne suis pas gourmande et je ne bois jamais plus d’un verre à la fois, deux ou trois fois par semaine. Je fais également des exercices d’intensité modérée (étirements et exercices contre résistance trois ou quatre fois par semaine pendant une demi-heure, et une marche quotidienne de 20 minutes avec mon chien). Devrais-je faire autre chose pour vieillir sagement ? Je suis dans la fin cinquantaine.
R : Pour ce qui est de la planification proactive, la meilleure démarche consiste à prendre en main votre bien-être et vos soins de santé et à planifier l’avenir. En ce qui concerne votre bien-être émotionnel, les éléments qui méritent votre attention sont le deuil et les pertes, la dépression et l’importance d’un soutien social.
Deuil et pertes
Tout le monde réagit de manière différente au deuil. À mesure que nous prenons de l’âge, nous faisons à la fois face à la perte de nos proches et au chagrin associé à la perte de notre indépendance et de nos capacités physiques. Connaissez votre propre style d’adaptation et recherchez du soutien lorsque vous en avez besoin.
Dépression
À peu près une femme sur cinq et un homme sur dix souffriront de dépression à un moment donné de leur vie. Moins du tiers d’entre eux consulteront un professionnel de la santé pour obtenir de l’aide.
La dépression figure parmi les affections non diagnostiquées les plus courantes chez les aînés. La dépression peut être causée par le stress, les transitions difficiles, les préoccupations de santé, l’isolement social et la solitude. Tout le monde connaît des hauts et des bas, mais une personne dont l’état physique et mental est perturbé depuis longtemps (deux semaines ou plus, en règle générale) devrait consulter.
Soutien social
À mesure que nous vieillissons, nous avons plus souvent besoin du soutien d’autres personnes. N’ayez pas peur de demander et d’accepter de l’aide. Un bon réseau social est essentiel à votre bien-être physique, émotionnel et spirituel.
Procurations relatives aux soins de santé et aux biens financiers
On n’est jamais trop jeune pour envisager de préparer une procuration. Il est important de désigner une personne en qui vous avez confiance pour devenir votre représentant en matière de santé et pour prendre des décisions à cet égard en votre nom si vous n’êtes pas en mesure de le faire vous-même. La province de l’Ontario a publié un excellent guide appelé Guide de la planification préalable des soins qui aborde en profondeur les questions liées à la prise de décisions relatives aux soins de santé.
Planification de vos soins futurs
Renseigez-vous sur les programmes et les ressources dans votre communauté.
Si vous vivez en Ontario, familiarisez-vous avec votre Centre d’accès aux soins communautaires local (CASC).
Informez-vous sur les établissements de soins de longue durée et les maisons de retraite. Visitez quelques établissements afin de pouvoir faire un choix éclairé et de répondre le mieux possible à vos besoins changeants. Le site Web du CASC contient une liste d’établissements de soins de longue durée.
Exercice
On dirait que vous êtes sur la bonne voie avec votre programme d’exercices. N’oubliez pas d’y ajouter des exercices contre résistance (en plus de vos exercices de port de poids) et des exercices posturaux et d’équilibre pour compléter votre routine. Les exercices contre résistance incitent vos muscles à travailler contre une force opposante. Ces exercices vous aideront à prévenir les chutes, à porter vos sacs d’épicerie et à vous lever facilement d’une chaise lorsque vous serez très vieille. Des études indiquent aussi que l’entraînement contre résistance contribue à prévenir le déclin cognitif. Donc l’exercice renforce à la fois le corps et le cerveau. Les exercices d’équilibre, qui sollicitent généralement les muscles de l’abdomen, du bas du dos, des hanches et des jambes, vous aideront à contrôler votre corps et à bouger tout en évitant les chutes et les blessures. Exemples : se tenir debout sur un pied, marcher sur une ligne droite, tai-chi, yoga et Pilates.
Mémoire
Si vous traitez votre corps avec respect, vous améliorerez votre capacité de traiter et de retenir l’information. Une liste de saines habitudes pour améliorer la mémoire sont décrites en détail dans la réponse à la question précédente.
Sécurité personnelle
La prudence est importante à n’importe quel âge. Votre sécurité personnelle – dont la prévention des chutes – mérite votre considération lors de toutes les phases de votre vie. Faites vérifier régulièrement votre vue, respectez les posologies de vos médicaments, aménagez votre domicile de sorte à prévenir le plus possible les chutes et portez des souliers convenables. Voici une liste de publications qui vous donneront plus d’information sur la prévention des chutes et le maintien de votre autonomie :
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Q : Ma mère est très âgée, mais elle continue de conduire malgré les préoccupations de tous ses proches. Je lui en ai parlé, mais elle refuse de renoncer à son permis de conduire. Avez-vous des suggestions pour aborder ce problème très délicat ?
R : Peut-être votre mère serait-elle prête à envisager la possibilité de subir une évaluation de sa conduite. De cette manière, les résultats de l’évaluation vous permettront de savoir – votre famille et votre mère – si elle est en mesure de conduire de manière sécuritaire ou pas. N’oubliez pas que conduire un véhicule pourrait contribuer énormément au sentiment d’indépendance de votre mère.
Vous n’avez pas mentionné pourquoi vous tenez tellement à ce que votre mère cesse de conduire. Voici une liste de signes avertisseurs d’une conduite potentiellement dangereuse, ainsi qu’un aperçu des changements normaux liés à l’âge qui pourraient compromettre l’aptitude à conduire d’une personne.
Signes avertisseurs d’une conduite peu sûre
- conduire trop rapidement ou trop lentement
- demander de l’aide ou des instructions aux passagers
- ignorer la signalisation routière
- oublier de clignoter avant d’effectuer un virage
- faire preuve de lenteur dans sa prise de décisions relatives à la conduite (p. ex. : mauvaise estimation des distances, conduire trop proche des autres véhicules)
- se frustrer ou devenir confus rapidement
- se perdre, même dans des zones familières
- avoir des accidents ou y échapper de justesse
- passer distraitement d’une voie à l’autre
- se trouver dans une mauvaise position sur la rue ou effectuer des virages excessivement larges
- tarder à voir des choses et freiner brusquement en conséquence
- échouer à voir des choses importantes, tels que des piétons à une intersection
- avoir de la difficulté à interpréter la signalisation routière et à prévoir des changements ou des dangers potentiels
- refuser d’accorder la priorité à un véhicule
Changements normaux liés à l’âge susceptibles de compromettre l’aptitude à la conduite
De nombreux aînés commencent à s’apercevoir de changements et adaptent leur style de conduite en conséquence. Un jugement mature, l’expérience et de bonnes habitudes peuvent compenser plusieurs changements défavorables liés à l’âge. Pour faire durer notre temps au volant tout en restant en sécurité, nous pouvons modifier notre façon de conduire, adapter notre véhicule ou suivre un cours de recyclage.
Changements liés à l’âge pouvant compromettre l’aptitude à la conduite :
- mobilité réduite des articulations pouvant compromettre la maîtrise du volant et la capacité de tourner la tête pour vérifier ses angles morts
- plus de difficulté à voir, à décider et à agir
- plus de difficulté à voir la nuit
- diminution de sa capacité de regarder rapidement ses environs et d’interpréter ce qu’on voit
- risque accru de maladies oculaires
- diminution de sa capacité d’accommodation (faire le point sur des objets distants et proches en succession)
- besoin accru de médicaments susceptibles de ralentir ses capacités de prise de décisions et de traitement de l’information
L’âge seul n’est pas un prétexte pour empêcher une personne de conduire. N’importe qui peut être soumis à une évaluation si son aptitude à conduire de manière sécuritaire est remise en question.
Même si c’est très difficile, si vous croyez que votre mère pourrait être dangereuse au volant, il est important de régler ce problème le plus tôt possible.
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Q : J’ai toujours été un peu anxieuse, mais je trouve que mon anxiété s’accroît avec l’âge (j’ai 68 ans). J’ai entendu parler de l’anxiété liée à l’âge. Qu’est-ce que c’est, comment savoir si j’en souffre et que puis-je faire pour la combattre ? (Remarque : Je prends quatre médicaments différents pour l’hypertension.)
R : Nous n’avons pas beaucoup d’information sur le terme « anxiété liée à l’âge », mais il semble raisonnable de croire que le terme se rapporte aux préoccupations et aux craintes qu’éprouvent certaines personnes en vieillissant.
Nous avons consulté une infirmière praticienne spécialisée en cardiologie au sujet des quatre médicaments que vous prenez contre l’hypertension. Elle est d’avis que votre anxiété excessive pourrait affecter votre pression artérielle. C’est une chose que vous voudrez peut-être faire évaluer davantage. Nous vous encourageons à parler avec votre médecin de famille et à envisager de consulter un professionnel de la santé mentale qualifié (travailleur social, psychologue ou psychiatre) pour votre anxiété. Vous devriez aussi parler avec votre omnipraticien pour déterminer si la consultation d’un cardiologue est indiquée pour revoir les médicaments que vous prenez contre l’hypertension.
Si vous vivez en Ontario, vous voudrez peut-être consulter le site MedsCheck. Il s’agit d’un nouveau programme destiné aux personnes qui prennent à la fois trois médicaments ou plus. Il vous permet de fixer une discussion annuelle avec un pharmacien pour revoir en profondeur vos médicaments. Cela pourrait aider à atténuer un peu l’anxiété que vous ressentez à l’idée de vieillir et de prendre de nombreux médicaments. Lors de vos rendez-vous, vous pourrez entre autres discuter des interactions entre vos médicaments d’ordonnance, vos médicaments en vente libre et vos autres produits de santé. Contactez votre pharmacie locale pour déterminer si elle offre le programme MedsCheck.
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Q : J’ai 67 ans. Je fais de l’exercice pendant une heure par jour environ. Je fais de la musculation avec poids et haltères, des cours d’aérobie, de la marche, un peu de tai-chi et des étirements. Mes amis me disent que j’en fais trop. C’est vrai que je subis plus de blessures que le sédentaire moyen, mais n’est-ce pas normal pour les athlètes, surtout les athlètes âgés ?
R : Le vieillissement provoque certains changements physiques inévitables qui augmentent les risques de blessures. Ces changements touchent le cœur, les poumons, les muscles et le système nerveux. S’il est fait correctement, les bienfaits de l’exercice l’emportent sur les risques. Pour éviter les blessures, il suffit de prendre quelques mesures pour les prévenir. Les stratégies à privilégier : faire un bon échauffement, se faire conseiller sur les meilleures techniques et, après une blessure, suivre un programme de conditionnement physique et de réadaptation pour prévenir les nouvelles blessures.
Si vous êtes blessée, faites-vous soigner comme il faut en consultant un professionnel de la santé qui vous suivra durant votre convalescence. Si vous permettez à une blessure de persister, elle finira par s’aggraver. Faites un échauffement de 15 minutes avant toute activité afin de préparer votre corps à des exercices plus intensifs. Une marche de quelques minutes et une série d’étirements faciles feraient l’affaire.
Si vous subissez des blessures lors de vos cours d’aérobie ou de musculation, demandez à l’instructeur d’évaluer votre technique et de corriger vos problèmes, le cas échéant. Dans bien des cas, les gens font la même activité depuis tellement longtemps qu’ils ne se rendent même pas compte que leur technique est mauvaise avant d’être blessés. Et n’oubliez pas d’inclure dans votre programme des exercices destinés à stabiliser votre tronc, y compris des exercices pour les abdominaux inférieurs.
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Q : Mon père est encore relativement jeune (il vient d’avoir 60 ans), mais je remarque parfois des indices de comment il sera lorsqu’il sera très vieux. Connaissez-vous des sites Web ou d’autres ressources qui donnent des conseils sur la meilleure façon de prendre en charge un parent vieillissant ?
R : Renseignez-vous sur les questions suivantes (vous voudrez peut-être noter tout cela dans un carnet) :
- Quels sont ses antécédents médicaux et familiaux ?
- Quels médicaments prend-il (sur ordonnance ou en vente libre) ?
- Qui est son médecin de famille ?
- Quels sont ses volontés et ses plans à court et à long terme en ce qui a trait au logement (p. ex. : veut-il rester dans une maison de retraite ou un établissement de soins de longue durée ?) Envisagez de visiter quelques établissements pour vous familiariser avec les options dans votre communauté.
- A-t-il établi une procuration ? Sinon, abordez le sujet avec lui et aidez-le à en faire une.
- Quelle est sa situation financière ? Dispose-t-il de fonds suffisants pour envisager différentes options de logement (p. ex. : maison de retraite contre le maintien à domicile ou un établissement de soins de longue durée) ?
Si vous êtes armée de cette information, il sera plus facile de veiller au bien-être de votre père. Voici une liste de ressources qui pourraient s’avérer utiles. Notez que certaines d’entre elles sont spécifiques à certaines régions.
De nombreuses autres ressources sur le vieillissement et la prise en charge des personnes âgées sont disponibles dans la section Santé de A à Z de femmesensante.ca.
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Q : Ma grand-mère a la maladie d’Alzheimer et je m’inquiète de voir ma mère en souffrir quand elle sera plus vieille. Parfois, je remarque qu’elle oublie des choses ou qu’elle est distraite, mais elle n’est que dans la mi-cinquantaine. Quels sont les signes précoces de l’Alzheimer ? Comment distinguer ce qui est normal dans le processus de vieillissement de ce qui est inquiétant ? La patience est-elle la meilleure tactique à employer lorsque je remarque ses trous de mémoire, ou devrais-je les lui signaler ? Enfin, y a-t-elle des mesures que je peux prendre moi-même pour aider à prévenir cette maladie ?
R : La maladie d’Alzheimer est un trouble cérébral irréversible, lié à l’âge, qui se développe sur une période de plusieurs années. Lors des stades précoces, les symptômes comprennent des trous de mémoire et de la confusion; il est facile de confondre ces derniers avec les changements normaux qui accompagnent parfois le vieillissement. Toutefois, l’Alzheimer finit graduellement par provoquer des changements de comportement et de personnalité, un déclin des capacités cognitives telle la prise de décisions et le langage, ainsi que de la difficulté à reconnaître ses proches. Les chercheurs n’ont pas encore élucidé les causes précises de l’Alzheimer, mais il semble que la maladie soit causée par une série complexe d’événements pathologiques qui se produisent au fil du temps dans le cerveau.
Il sera très difficile de déterminer vous-même si votre mère a un problème sérieux. Il est important qu’elle consulte un médecin si vous remarquez des symptômes car ces derniers peuvent être causés par d’autres problèmes de santé, telle que la dépression ou une infection.
Pour ce qui est des signes à surveiller, il est important de savoir que l’Alzheimer est une maladie progressive, ce qui veut dire que les symptômes s’aggravent graduellement au fil du temps. La vitesse de la progression et la succession des symptômes varient selon la personne. Le signe classique des stades précoces de la maladie est la perte graduelle de la mémoire à court terme.
Quelques signes avertisseurs de la maladie d’Alzheimer :
- trous de mémoire compromettant le fonctionnement quotidien de la personne
- difficulté à accomplir des tâches familières (préparer un repas, etc.)
- diminution de l’aptitude à la pensée abstraite (conciliation de ses comptes bancaires, reconnaissance du sens des chiffres dans ses relevés)
- changements de personnalité (confusion, attitude soupçonneuse ou repli sur soi)
- problèmes de langage (oubli de mots simples ou substitution de mots erronés rendant difficile la compréhension des phrases)
Le processus de vieillissement peut affecter votre mémoire en modifiant la façon dont vous stockez les informations. Il peut aussi compromettre votre capacité de rétention, c’est-à-dire votre capacité de vous rappeler facilement les informations déjà stockées. La mémoire à court terme et la mémoire distante ne subissent pas généralement les effets du vieillissement, mais la mémoire récente est plus vulnérable au passage du temps. Il est normal d’oublier le nom des personnes que vous avez rencontrées récemment quand vous prenez de l’âge.
Un problème de mémoire devient sérieux lorsqu’il a un impact sur votre vie quotidienne. Votre problème pourrait être très sérieux si vous avez de la difficulté à vous rappeler comment faire des choses que vous avez déjà faites à maintes reprises, à vous rendre d’un endroit familier à un autre ou à accomplir une tâche qui consiste en quelques étapes successives (suivre une recette de cuisine, par exemple).
Certains facteurs peuvent affecter votre mémoire et causer davantage de trous de mémoire que normalement : âge, mauvaise concentration, dépression, maladie physique.
Quant aux meilleures tactiques à employer, oui, la patience est la meilleure approche. Il serait peut-être utile de discuter de vos préoccupations avec votre mère. Les symptômes du stress et de la dépression ressemblent à ceux de l’Alzheimer, donc il est important de connaître l’état d’esprit de votre mère pour pouvoir évaluer correctement ses symptômes. Pour aborder les problèmes de cognition, il vaut mieux mettre l’accent sur l’intuition (insight). Si vous parlez de vos préoccupations avec votre mère, elle sera peut-être moins encline à vous cacher des choses, ce qui pourrait être dangereux si son état se détériorait.
Il est possible que votre mère ait des préoccupations semblables vu que sa propre mère souffre d’Alzheimer, et ses trous de mémoire récents sont sans doute frustrants pour elle. La démarche la plus positive consiste à la faire évaluer par un médecin : entrevue, évaluations cognitives et fonctionnelles, bilan sanguin. La maladie d’Alzheimer est dégénérative et incurable, mais il n’en est pas moins important d’obtenir de bons conseils médicaux.
Vous pouvez établir des soutiens formels pour atténuer les fardeaux des soignants et améliorer la qualité de vie de la personne atteinte. Les tâches peuvent être adaptées afin de permettre à la personne de demeurer autonome le plus longtemps possible, et son domicile peut être évalué et adapté pour assurer qu’il est sécuritaire.
Lors des stades précoces de la maladie, la capacité cognitive des personnes atteintes d’Alzheimer est encore suffisamment bonne pour qu’elles puissent participer aux décisions relatives à leurs soins futurs, à leur testament, à leurs finances et à leur propriété.
Malheureusement, nous ne savons pas comment prévenir la maladie d’Alzheimer. De plus en plus de données laissent toutefois croire qu’un style de vie sain pourrait contribuer à retarder ou à prévenir l’apparition de la maladie. Si vous traitez votre corps avec respect, votre capacité de traiter et de retenir l’information pourrait s’améliorer. De bonnes habitudes de vie pourraient également améliorer votre mémoire, y compris l’exercice régulier, la maîtrise du stress, un bon sommeil et la cessation du tabagisme.
La recherche a permis de constater que le maintien d’une bonne activité cérébrale pourrait accroître la vitalité du cerveau et augmenter ses réserves de neurones et de connexions. Le déclin mental qui se produit avec l’âge semble être lié dans une grande mesure à une perturbation des connexions entre les cellules du cerveau. Les activités mentales pourraient être utiles pour prévenir ce genre de problème : suivre un cours pour adultes, aller au théâtre, jardinage, etc.
La recherche a également montré que les personnes qui ont régulièrement des interactions sociales maintiennent leur vitalité cérébrale. La combinaison d’activités physiques et mentales, d’interactions sociales et d’une alimentation favorable à la santé du cerveau est plus efficace que n’importe lequel de ces facteurs tout seul.
Vous pouvez également aider votre mère à créer un livre de mémoire.
Pour obtenir des stratégies visant le maintien et l’optimisation de la mémoire, consultez le site web de l’Association canadienne des ergothérapeutes.
Veuillez consulter les réponses aux questions précédentes pour en savoir plus sur la santé cérébrale.
Pour obtenir plus d’information, visitez le site Web de la Société Alzheimer Canada.
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Q : Je trouve qu’il est de plus en plus difficile de gérer ma santé en vieillissant. Mon médecin ne semble pas vouloir s’occuper de moi, même s’il a accepté de me voir une fois par mois. Il ne comprend tout simplement pas le stress associé au vieillissement. Mais il paraît que les gérontologues sont peu nombreux. Que puis-je faire ? Je ne savais pas que vieillir serait aussi difficile.
R : Je suis désolée d’entendre que vous êtes insatisfaite de votre médecin. Je sais que trouver un autre médecin pourrait être difficile, mais c’est une démarche que vous devriez peut-être envisager. Entre-temps, voici quelques conseils pour aider à profiter le plus possible de vos rendez-vous avec votre médecin.
Même si les médecins et les autres professionnels de la santé ont beaucoup de connaissances, vous êtes la seule personne qui vit dans votre corps et qui veille à vos soins 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Il est important de maintenir des communications ouvertes, franches et directes avec votre médecin. Les autres membres de votre équipe de soins – infirmiers, travailleurs sociaux, diététistes et pharmacien – peuvent aussi être de bonnes sources d’information.
Voici quelques conseils :
- Apportez une liste de questions et établissez vos priorités (si vous manquez de temps, vous voudrez poser les questions les plus importantes en premier).
- Si vous ne comprenez pas les réponses de votre médecin, posez des questions.
- Prenez des notes durant vos rendez-vous. Demandez à votre médecin d’écrire ses instructions.
- Faites-vous accompagner par quelqu’un (si personne n’est disponible, demandez à votre médecin la permission d’enregistrer le rendez-vous afin de vous aider à retenir l’information).
- Demandez à votre médecin de vous donner du matériel imprimé sur votre affection.
- Si vous ne continuez d’avoir de la difficulté à comprendre les réponses de votre médecin, demandez-lui de vous recommander d’autres sources d’information.
Questions que vous pourriez poser :
- Quel est mon diagnostic ? Quelle serait la cause de mon état ?
- Existe-t-il des traitements pour ce que j’ai ? Quel est le traitement de choix ?
- Devrais-je être à l’affût de symptômes et de changements particuliers ?
- Devrais-je modifier mon style de vie ?
- Quels sont les bienfaits et les risques associés au traitement ?
- Il sert à quoi le médicament prescrit ? Quels seront les effets sur ma maladie ? Quels sont les effets secondaires possibles ?
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